À la veille de la probable annonce d'une prolongation du confinement décrété le 23 mars, le nouveau chef du Parti travailliste, Keir Starmer, a publié une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab. Ce dernier remplace temporairement le chef du gouvernement Boris Johnson, en convalescence après un séjour à l'hôpital dû au coronavirus. "La question qui se pose jeudi n'est pas si le confinement doit être prolongé mais comment et quand peut-il être allégé et sur quels critères cette décision sera prise", écrit M. Starmer, élu à la tête de la formation le 4 avril. Il exige que le gouvernement publie son plan immédiatement ou dans les jours à venir, afin que le Parlement puisse l'examiner à la reprise de ses travaux, le 21 avril. Une demande à laquelle le gouvernement ne semble pas prêt d'accéder. "Parler d'une stratégie de sortie avant que nous n'atteignions le pic (de la pandémie, NDLR) risque de brouiller le message crucial qui est que les gens doivent rester chez eux afin de protéger notre NHS et de sauver des vies", a déclaré une source gouvernementale. Le National Health Service (NHS) est le service national de santé britannique. "Les gens ont besoin de voir une lumière au bout du tunnel", a plaidé Keir Starmer sur la BBC. Il a ajouté que, pour sortir du confinement dans les prochaines semaines ou mois, il fallait "commencer les préparatifs maintenant". Le Royaume-Uni est désormais l'un des pays en Europe les plus violemment touchés par la pandémie avec plus de 12.000 morts en milieu hospitalier et des inquiétudes croissantes sur la situation en maisons de retraite. Le gouvernement de Boris Johnson a été critiqué pour avoir tardé à décréter le confinement mais désormais la pression monte pour préparer la phase suivante. D'autant qu'un institut public a estimé mardi qu'un trimestre complet de confinement, suivi de trois mois d'assouplissement progressif, coûterait au pays une chute historique de 13% de son Produit intérieur brut en 2020, deux millions de chômeurs en plus et un déficit public de 14% du PIB. (Belga)

À la veille de la probable annonce d'une prolongation du confinement décrété le 23 mars, le nouveau chef du Parti travailliste, Keir Starmer, a publié une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab. Ce dernier remplace temporairement le chef du gouvernement Boris Johnson, en convalescence après un séjour à l'hôpital dû au coronavirus. "La question qui se pose jeudi n'est pas si le confinement doit être prolongé mais comment et quand peut-il être allégé et sur quels critères cette décision sera prise", écrit M. Starmer, élu à la tête de la formation le 4 avril. Il exige que le gouvernement publie son plan immédiatement ou dans les jours à venir, afin que le Parlement puisse l'examiner à la reprise de ses travaux, le 21 avril. Une demande à laquelle le gouvernement ne semble pas prêt d'accéder. "Parler d'une stratégie de sortie avant que nous n'atteignions le pic (de la pandémie, NDLR) risque de brouiller le message crucial qui est que les gens doivent rester chez eux afin de protéger notre NHS et de sauver des vies", a déclaré une source gouvernementale. Le National Health Service (NHS) est le service national de santé britannique. "Les gens ont besoin de voir une lumière au bout du tunnel", a plaidé Keir Starmer sur la BBC. Il a ajouté que, pour sortir du confinement dans les prochaines semaines ou mois, il fallait "commencer les préparatifs maintenant". Le Royaume-Uni est désormais l'un des pays en Europe les plus violemment touchés par la pandémie avec plus de 12.000 morts en milieu hospitalier et des inquiétudes croissantes sur la situation en maisons de retraite. Le gouvernement de Boris Johnson a été critiqué pour avoir tardé à décréter le confinement mais désormais la pression monte pour préparer la phase suivante. D'autant qu'un institut public a estimé mardi qu'un trimestre complet de confinement, suivi de trois mois d'assouplissement progressif, coûterait au pays une chute historique de 13% de son Produit intérieur brut en 2020, deux millions de chômeurs en plus et un déficit public de 14% du PIB. (Belga)