Sur le papier, cela permet au parlement bruxellois de faire adopter la proposition d'ordonnance, avec l'appui d'un tiers des voix dans le groupe linguistique néerlandophone, et non plus la moitié comme lors du premier vote.

Une deuxième procédure en conflit d'intérêt engendrerait une impossibilité d'instaurer le décumul à Bruxelles d'ici le prochain scrutin du 26 mai.

En fin d'après-midi, il subsistait un doute sur la capacité du parlement flamand à réunir, mercredi encore, les trois quarts des voix nécessaires pour faire adopter la nouvelle motion, si l'on en croit le chef du groupe N-VA Matthias Diependaele.

Les Verts ont moins de doute sur l'issue du vote, mercredi soir, ou un autre jour et l'ont déploré.

Leur proposition de décumul intégral initiée, à Bruxelles, avait été soumise au vote du parlement bruxellois en juin dernier. Elle avait été soutenue par une majorité des parlementaires bruxellois (Ecolo-Groen-PS-Spa-Defi-cdH) sans toutefois recueillir la majorité des voix requises également dans chaque groupe linguistique. Les députés Open Vld, CD&V et Vlaams Belang avaient en effet pesé plus lourd que Groen et le sp.a.

Pour empêcher l'organisation d'un second vote, qui ne nécessite plus qu'un tiers de voix dans le groupe linguistique minoritaire, l'Open Vld, le CD&V et la N-VA ont lancé une première procédure en conflit d'intérêt arrivée à son terme mercredi.

Ecolo et Groen n'ont pas caché leur déception face à l'ouverture d'un nouveau conflit d'intérêt contre leur proposition de décumul.

"L'Open VLD, la NVA et le CD&V choisissent de maintenir le cumul des postes et défendent les intérêts d'une poignée de politiques flamands bruxellois plutôt que l'intérêt des Bruxellois", a ainsi commenté déclaré Elke Van den Brandt, élue bruxelloise de Groen au Parlement flamand.

"Les conservateurs qui se gargarisent de bonne gestion pour Bruxelles mais appuient sur le frein dès qu'il s'agit de défendre leurs intérêts personnels ont donc gagné. Il n'y aura pas de décumul intégral après les élections dans la majorité des partis à Bruxelles", a regretté Zoé Genot, cheffe de groupe Ecolo au parlement bruxellois.