Jeudi, les députés libéraux se sont réunis pour discuter de la formation du prochain gouvernement fédéral, et surtout pour tenter de retrouver la même longueur d'onde. La semaine a en effet été difficile pour le parti. Dimanche, Bart Somers s'en est pris à la N-VA sur VTM : "Un aveugle pourrait le voir. La N-VA a une trajectoire et une histoire qui montre qu'ils fuient leur responsabilité au niveau fédéral", a-t-il lancé, laissant entendre que son parti serait favorable à une coalition arc-en-ciel. Sa sortie a causé de l'embarras dans son parti, qui selon le vice-premier ministre Alexander De Croo, n'a pas encore fait son choix.

Ensuite, comme le rappelle De Morgen, il y a eu la fuite de la note de départ de Paul Magnette qu'on peut difficilement qualifier de libérale, et ensuite on a appris que la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, préparait son déménagement au 16 rue de la Loi.

Si après la réunion, les députés ont affirmé d'une même voix que pour le parti, c'était le contenu qui primait et qu'étant la deuxième famille politique du pays, leurs exigences libérales figureront dans l'accord gouvernemental, deux camps se dessinent au sein de l'Open VLD.

Une note imbuvable

D'un côté, il y a les défenseurs d'une coalition violette-jaune représentés par les députés Egbert Lachaert et Vincent Van Quickenborne. Selon plusieurs sources interrogées par De Morgen, "Quick" agace de plus en plus de monde et la ministre fédérale Maggie De Block l'aurait rappelé à l'ordre lors du bureau du parti. Quant à Lachaert, s'il défend la coalition de la N-VA, c'est parce qu'il trouve la note de Magnette "imbuvable" et "vieille".

Malgré de nombreuses réserves à l'égard de la note de Paul Magnette, notamment en matière de migration, d'asile, de soins de santé et d'affaires sociales, c'est la méfiance grandissante à l'égard de la N-VA qui pourrait pousser les libéraux flamands à embrasser une coalition arc-en-ciel.

"Avec une N-VA correcte, on peut travailler, mais l'odeur de brûlé rend les choses plus difficiles. Et cette odeur devient de plus en plus forte", confie un libéral au Morgen. Il met également en cause la vision de la culture des nationalistes flamands. "Cette Flandre autarcique, démodée et bucolique que la N-VA désire tant, n'est pas la nôtre", déclare un ancien ministre. "Nous devons cesser d'être le vassal de la N-VA."