Les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur le prolongement de cette autorisation transfrontalière en vigueur depuis 2014, que l'ONU juge indispensable. "Il n'y a pas de plan B. Cette opération permet d'aider des centaines de milliers de personnes, et elle le fait depuis très longtemps maintenant", a déclaré un porte-parole du bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke, lors d'un point de presse à Genève (Suisse). "C'est la seule méthode viable dont nous disposons pour atteindre les personnes dans le besoin. Il est donc essentiel que nous obtenions le renouvellement des dispositions qui permettent la poursuite de ces autorisations transfrontalières", a-t-il insisté. Début janvier, les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, lors d'une réunion à huis clos, sur la prolongation de la résolution autorisant cette aide transfrontalière de l'ONU vers la Syrie. La Russie et la Chine avaient mis le 20 décembre leur veto à une résolution prolongeant d'un an cette aide avec quatre points de passage frontaliers (deux avec la Turquie, un avec la Jordanie et un avec l'Irak). Pour la Syrie, toute aide doit désormais passer par Damas. A Genève, le porte-parole d'Ocha a expliqué que l'ONU avait envoyé quelque 30.000 camions d'aide via les quatre points de passage frontaliers depuis 2014. "L'opération menée depuis la Turquie a augmenté de plus de 40% depuis l'année dernière à la même époque en raison de l'augmentation des besoins humanitaires", a-t-il ajouté. Il a expliqué que quatre millions de personnes sont soutenues par cette aide transfrontalière dans le nord de la Syrie, dont 2,7 millions dans le Nord-Ouest (Idleb et ses environs) comptent exclusivement sur cette opération pour recevoir de l'aide. "Des millions de personnes à Idleb sont prises au piège", a averti Jens Laerke. Malgré une trêve annoncée en août, la région d'Idleb connaît un regain de violence depuis plusieurs semaines. Selon l'ONU, au moins 300.000 personnes ont été déplacées dans le sud de la province depuis la mi-décembre, ce qui porte à plus de 700.000 les déplacements à Idleb sur les huit derniers mois. (Belga)

Les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur le prolongement de cette autorisation transfrontalière en vigueur depuis 2014, que l'ONU juge indispensable. "Il n'y a pas de plan B. Cette opération permet d'aider des centaines de milliers de personnes, et elle le fait depuis très longtemps maintenant", a déclaré un porte-parole du bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke, lors d'un point de presse à Genève (Suisse). "C'est la seule méthode viable dont nous disposons pour atteindre les personnes dans le besoin. Il est donc essentiel que nous obtenions le renouvellement des dispositions qui permettent la poursuite de ces autorisations transfrontalières", a-t-il insisté. Début janvier, les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, lors d'une réunion à huis clos, sur la prolongation de la résolution autorisant cette aide transfrontalière de l'ONU vers la Syrie. La Russie et la Chine avaient mis le 20 décembre leur veto à une résolution prolongeant d'un an cette aide avec quatre points de passage frontaliers (deux avec la Turquie, un avec la Jordanie et un avec l'Irak). Pour la Syrie, toute aide doit désormais passer par Damas. A Genève, le porte-parole d'Ocha a expliqué que l'ONU avait envoyé quelque 30.000 camions d'aide via les quatre points de passage frontaliers depuis 2014. "L'opération menée depuis la Turquie a augmenté de plus de 40% depuis l'année dernière à la même époque en raison de l'augmentation des besoins humanitaires", a-t-il ajouté. Il a expliqué que quatre millions de personnes sont soutenues par cette aide transfrontalière dans le nord de la Syrie, dont 2,7 millions dans le Nord-Ouest (Idleb et ses environs) comptent exclusivement sur cette opération pour recevoir de l'aide. "Des millions de personnes à Idleb sont prises au piège", a averti Jens Laerke. Malgré une trêve annoncée en août, la région d'Idleb connaît un regain de violence depuis plusieurs semaines. Selon l'ONU, au moins 300.000 personnes ont été déplacées dans le sud de la province depuis la mi-décembre, ce qui porte à plus de 700.000 les déplacements à Idleb sur les huit derniers mois. (Belga)