Lors de cet événement qui s'est ouvert mardi, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés entendait donner un nouveau souffle au partage de la charge des déplacés, dont 26 millions de réfugiés ayant quitté leur pays. "Le soutien public pour l'asile a faibli ces dernières années. Et dans de nombreux cas, les communautés qui accueillent les réfugiés (à 80% répartis dans des pays pauvres ou en développement, ndlr) se sont sentis submergés ou oubliés", a affirmé mercredi soir le Haut-commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi. "Mais les situations des réfugiés ne sont des 'crises' que quand on les laisse le devenir, en pensant à court terme (...) et en négligeant les communautés dans lesquelles ils arrivent", a-t-il poursuivi. "Dans ce Forum, nous avons vu un virage décisif vers la vision à long terme." Au total, plus de 770 "promesses" dans divers domaines ont été adressées lors de ce Forum qui a été l'occasion pour le secrétaire général de l'ONU d'appeler la communauté internationale à "assumer collectivement" le poids du flux de réfugiés. Quelque 8 milliards de dollars ont été promis, a souligné le HCR dans un communiqué, dont 4,7 milliards pour la seule Banque mondiale. Le secteur privé, pour sa part, a surtout émis des annonces qui doivent permettre de donner accès aux réfugiés à "au moins 15.000 emplois". Les gouvernements se sont engagés dans les domaines de l'énergie, de l'infrastructure ou encore de l'éducation, à la faveur de changements de législation par exemple pour faciliter l'accès à l'école pour les enfants. Le HCR s'est également félicité des annonces en matière de réinstallations, un programme consistant à installer dans des pays tiers des personnes déjà déplacées. "Plus de 30.000 places de réinstallations pour 2020" ont été promises en Europe, a annoncé la Commission européenne mercredi, promettant pour sa part un "soutien financier" à ces Etats. "Cela fait de l'UE le principal contributeur aux efforts de réinstallations dans le monde, bien que nous espérions que d'autres Etats fassent de même", a affirmé Margaritis Schinas, vice-président de la Commission en charge des questions migratoires. Le HCR estime en effet à 1,44 million le nombre de réfugiés en besoin de réinstallation. (Belga)

Lors de cet événement qui s'est ouvert mardi, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés entendait donner un nouveau souffle au partage de la charge des déplacés, dont 26 millions de réfugiés ayant quitté leur pays. "Le soutien public pour l'asile a faibli ces dernières années. Et dans de nombreux cas, les communautés qui accueillent les réfugiés (à 80% répartis dans des pays pauvres ou en développement, ndlr) se sont sentis submergés ou oubliés", a affirmé mercredi soir le Haut-commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi. "Mais les situations des réfugiés ne sont des 'crises' que quand on les laisse le devenir, en pensant à court terme (...) et en négligeant les communautés dans lesquelles ils arrivent", a-t-il poursuivi. "Dans ce Forum, nous avons vu un virage décisif vers la vision à long terme." Au total, plus de 770 "promesses" dans divers domaines ont été adressées lors de ce Forum qui a été l'occasion pour le secrétaire général de l'ONU d'appeler la communauté internationale à "assumer collectivement" le poids du flux de réfugiés. Quelque 8 milliards de dollars ont été promis, a souligné le HCR dans un communiqué, dont 4,7 milliards pour la seule Banque mondiale. Le secteur privé, pour sa part, a surtout émis des annonces qui doivent permettre de donner accès aux réfugiés à "au moins 15.000 emplois". Les gouvernements se sont engagés dans les domaines de l'énergie, de l'infrastructure ou encore de l'éducation, à la faveur de changements de législation par exemple pour faciliter l'accès à l'école pour les enfants. Le HCR s'est également félicité des annonces en matière de réinstallations, un programme consistant à installer dans des pays tiers des personnes déjà déplacées. "Plus de 30.000 places de réinstallations pour 2020" ont été promises en Europe, a annoncé la Commission européenne mercredi, promettant pour sa part un "soutien financier" à ces Etats. "Cela fait de l'UE le principal contributeur aux efforts de réinstallations dans le monde, bien que nous espérions que d'autres Etats fassent de même", a affirmé Margaritis Schinas, vice-président de la Commission en charge des questions migratoires. Le HCR estime en effet à 1,44 million le nombre de réfugiés en besoin de réinstallation. (Belga)