Dans un rapport publié jeudi, la Commission d'enquête indépendante et internationale (COI) sur la Syrie, créée en 2011 par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, explique que nombre de ces enfants se trouvent en situation "particulièrement précaire" car ils ne disposent pas de document d'identité. Nés dans des zones anciennement contrôlées par l'opposition syrienne, ces enfants peinent à obtenir leur enregistrement à l'état civil "car les documents fournis par les groupes armés ne sont pas reconnus par les autorités gouvernementales compétentes", détaille le rapport. Les enquêteurs demandent aux pays d'origine des combattants étrangers de prendre "immédiatement des mesures pour simplifier l'enregistrement de leurs ressortissants nés en Syrie, dans le but ultime de les rapatrier dès que possible, ainsi que les personnes qui s'occupent d'eux". "Les Etats ont des obligations bien définies de protéger les enfants, y compris contre l'apatridie. Ne pas respecter ces principes fondamentaux constituerait une dérogation claire à cette obligation", a noté Hanny Megally, membre de la COI dans un communiqué. Début novembre, une responsable du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, Marie-Dominique Parent, avait chiffré à entre 700 et 750 le nombre d'enfants nés de parents ressortissants de l'UE qui sont retenus dans des conditions précaires dans des camps du nord-est de la Syrie. La rapport souligne en outre que le gouvernement syrien a détenu et torturé des enfants "âgés de seulement de 12 ans". La Commission d'enquête sur la Syrie rappelle aussi que des enfants ont été exécutés par l'EI ou parfois contraints eux-mêmes d'abattre des individus. Des jeunes filles ont été utilisées comme esclaves sexuelles. Dans leurs recommandations, les trois enquêteurs demandent à toutes les parties de s'engager par écrit à attribuer aux enfants une protection spéciale et demandent à toutes les parties de poursuivre les responsables de tels actes. (Belga)

Dans un rapport publié jeudi, la Commission d'enquête indépendante et internationale (COI) sur la Syrie, créée en 2011 par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, explique que nombre de ces enfants se trouvent en situation "particulièrement précaire" car ils ne disposent pas de document d'identité. Nés dans des zones anciennement contrôlées par l'opposition syrienne, ces enfants peinent à obtenir leur enregistrement à l'état civil "car les documents fournis par les groupes armés ne sont pas reconnus par les autorités gouvernementales compétentes", détaille le rapport. Les enquêteurs demandent aux pays d'origine des combattants étrangers de prendre "immédiatement des mesures pour simplifier l'enregistrement de leurs ressortissants nés en Syrie, dans le but ultime de les rapatrier dès que possible, ainsi que les personnes qui s'occupent d'eux". "Les Etats ont des obligations bien définies de protéger les enfants, y compris contre l'apatridie. Ne pas respecter ces principes fondamentaux constituerait une dérogation claire à cette obligation", a noté Hanny Megally, membre de la COI dans un communiqué. Début novembre, une responsable du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, Marie-Dominique Parent, avait chiffré à entre 700 et 750 le nombre d'enfants nés de parents ressortissants de l'UE qui sont retenus dans des conditions précaires dans des camps du nord-est de la Syrie. La rapport souligne en outre que le gouvernement syrien a détenu et torturé des enfants "âgés de seulement de 12 ans". La Commission d'enquête sur la Syrie rappelle aussi que des enfants ont été exécutés par l'EI ou parfois contraints eux-mêmes d'abattre des individus. Des jeunes filles ont été utilisées comme esclaves sexuelles. Dans leurs recommandations, les trois enquêteurs demandent à toutes les parties de s'engager par écrit à attribuer aux enfants une protection spéciale et demandent à toutes les parties de poursuivre les responsables de tels actes. (Belga)