Selon l'hebdomadaire, Denis Mukwege craint désormais non seulement pour sa vie, mais aussi pour celle de ses collègues et de ses patientes de l'hôpital de Pandzi, où ces dernières sont accueillies. Sa protection était assurée depuis 2014. "Cette protection permanente m'a été retirée après le départ de Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général pour la République démocratique du Congo", a-t-il confié la semaine dernière à La Croix. "On ne m'a donné aucune explication." Pourtant, dans le Kivu, la menace est permanente, témoigne le médecin. "Notre action gêne: nous soignons les victimes de la violence et de la barbarie dans le Kivu. Elles nous parlent, nomment de leurs bourreaux (...) On risque sa vie quand on soigne dans le Kivu." Il y a quelques semaines, la protection assurée par l'ONU à été retirée à son collègue Gildo Byamungu qui, quelques jours plus tard, a été retrouvé assassiné à son domicile le 14 avril dernier. La cheffe de groupe cdH Catherine Fonck interpellera le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders jeudi à la Chambre afin qu'il se mobilise pour faire changer cette décision. "Le ministre Reynders doit porter la voix de la Belgique et montrer l'attachement de notre pays aux droits des femmes afin que le Docteur Mukwege, constamment menacé de mort pour son action, ayant échappé à plusieurs tentatives d'assassinat et poussé à l'exil, puisse de nouveau bénéficier de la protection permanente des Nations Unies." (Belga)

Selon l'hebdomadaire, Denis Mukwege craint désormais non seulement pour sa vie, mais aussi pour celle de ses collègues et de ses patientes de l'hôpital de Pandzi, où ces dernières sont accueillies. Sa protection était assurée depuis 2014. "Cette protection permanente m'a été retirée après le départ de Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général pour la République démocratique du Congo", a-t-il confié la semaine dernière à La Croix. "On ne m'a donné aucune explication." Pourtant, dans le Kivu, la menace est permanente, témoigne le médecin. "Notre action gêne: nous soignons les victimes de la violence et de la barbarie dans le Kivu. Elles nous parlent, nomment de leurs bourreaux (...) On risque sa vie quand on soigne dans le Kivu." Il y a quelques semaines, la protection assurée par l'ONU à été retirée à son collègue Gildo Byamungu qui, quelques jours plus tard, a été retrouvé assassiné à son domicile le 14 avril dernier. La cheffe de groupe cdH Catherine Fonck interpellera le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders jeudi à la Chambre afin qu'il se mobilise pour faire changer cette décision. "Le ministre Reynders doit porter la voix de la Belgique et montrer l'attachement de notre pays aux droits des femmes afin que le Docteur Mukwege, constamment menacé de mort pour son action, ayant échappé à plusieurs tentatives d'assassinat et poussé à l'exil, puisse de nouveau bénéficier de la protection permanente des Nations Unies." (Belga)