Cette évacuation est la première de Libye depuis le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli il y a deux semaines, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) . "Vu la situation en Libye, les évacuations humanitaires représentent une forme de secours vital pour les réfugiés détenus dont les vies sont menacées", a déclaré le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un communiqué, sans toutefois préciser la nationalité de ces réfugiés. Les réfugiés vivant dans des centres de détention en Libye sont principalement originaires de Libye, Erythrée, Mali, Somalie, Nigeria et du Soudan. L'opération d'évacuation s'est déroulée alors que de violents combats se poursuivent entre les forces du maréchal Hafar, homme fort de l'Est de la Libye, et celles du gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. Les combats ont déjà fait plus de 200 morts et 900 blessés, a déclaré jeudi l'Organisation mondiale de la santé. Plus de 25.000 personnes ont également été déplacées, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Des dizaines de femmes et enfants se trouvaient parmi les 163 personnes évacuées sur le Niger où le vol organisé par le HCR a atterri vendredi matin. Toutes avaient été placées dans des centres de détention près des lignes de front mais le HCR avait réussi à reloger beaucoup d'entre elles dans ses structures d'accueil plus sures du centre de Tripoli. Au total, 539 réfugiés ont été évacués de différents centres de détention situés près des zones de combats. Mais, selon le HCR, plus de 3.000 réfugiés et migrants restent pris dans des centres exposés aux combats. L'agence de l'ONU s'est dite "extrêmement préoccupée" par leur sort. M. Grandi a salué le geste du Niger qui a accueilli les réfugiés mais il a appelé d'autres pays à faire de même. "Le Niger ne peut pas faire cela tout seul", a-t-il dit. "Il faut un partage de responsabilité et que d'autres pays se présentent pour tendre la main et aider à sortir les réfugiés vulnérables pour les mettre en sécurité". Le HCR a lancé la semaine dernière un appel urgent pour la "libération immédiate" et l'évacuation des réfugiés et migrants détenus et "pris entre deux feux" en Libye, demandant la création de "couloirs humanitaires" pour les faire sortir du pays. (Belga)

Cette évacuation est la première de Libye depuis le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli il y a deux semaines, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) . "Vu la situation en Libye, les évacuations humanitaires représentent une forme de secours vital pour les réfugiés détenus dont les vies sont menacées", a déclaré le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un communiqué, sans toutefois préciser la nationalité de ces réfugiés. Les réfugiés vivant dans des centres de détention en Libye sont principalement originaires de Libye, Erythrée, Mali, Somalie, Nigeria et du Soudan. L'opération d'évacuation s'est déroulée alors que de violents combats se poursuivent entre les forces du maréchal Hafar, homme fort de l'Est de la Libye, et celles du gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale. Les combats ont déjà fait plus de 200 morts et 900 blessés, a déclaré jeudi l'Organisation mondiale de la santé. Plus de 25.000 personnes ont également été déplacées, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Des dizaines de femmes et enfants se trouvaient parmi les 163 personnes évacuées sur le Niger où le vol organisé par le HCR a atterri vendredi matin. Toutes avaient été placées dans des centres de détention près des lignes de front mais le HCR avait réussi à reloger beaucoup d'entre elles dans ses structures d'accueil plus sures du centre de Tripoli. Au total, 539 réfugiés ont été évacués de différents centres de détention situés près des zones de combats. Mais, selon le HCR, plus de 3.000 réfugiés et migrants restent pris dans des centres exposés aux combats. L'agence de l'ONU s'est dite "extrêmement préoccupée" par leur sort. M. Grandi a salué le geste du Niger qui a accueilli les réfugiés mais il a appelé d'autres pays à faire de même. "Le Niger ne peut pas faire cela tout seul", a-t-il dit. "Il faut un partage de responsabilité et que d'autres pays se présentent pour tendre la main et aider à sortir les réfugiés vulnérables pour les mettre en sécurité". Le HCR a lancé la semaine dernière un appel urgent pour la "libération immédiate" et l'évacuation des réfugiés et migrants détenus et "pris entre deux feux" en Libye, demandant la création de "couloirs humanitaires" pour les faire sortir du pays. (Belga)