"Nous condamnons fermement la répression de plus en plus violente des manifestations en Birmanie, et appelons les militaires à cesser immédiatement d'utiliser la force contre des manifestants pacifiques", a déclaré dimanche, dans un communiqué, Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU. Dimanche a vu une augmentation très nette de la violence utilisée contre les manifestants, avec usage, en plus des balles en caoutchouc, canons à eau et gaz lacrymogènes, de tirs à balles réelles qui ont fait des morts dans au moins trois villes. Les manifestations ne cessent pas depuis le coup d'Etat du 1er février, qui a écarté la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi et ramené les militaires au pouvoir, après dix ans de parenthèse démocratique. Mais la répression en est de plus en plus violente. "Aujourd'hui, dans plusieurs endroits du pays, la police et les militaires ont utilisé la force, parfois de façon létale, pour disperser des manifestations pacifiques", ajoute le communiqué de l'ONU. "Le peuple birman a le droit de se rassembler pacifiquement pour exiger le retour à la démocratie. Ces droits fondamentaux doivent être respectés par les militaires et la police, et non réprimés dans la violence et le sang", poursuit-il. "L'usage de la force létale contre des manifestants non violents n'est jamais justifiable selon les normes internationales des droits de l'Homme", assène encore le communiqué. L'ONU appelle également à la libération de toutes les personnes arrêtées, y compris les personnalités politiques portées au pouvoir par les dernières élections, au premier chef desquelles Aung San Suu Kyi. (Belga)

"Nous condamnons fermement la répression de plus en plus violente des manifestations en Birmanie, et appelons les militaires à cesser immédiatement d'utiliser la force contre des manifestants pacifiques", a déclaré dimanche, dans un communiqué, Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU. Dimanche a vu une augmentation très nette de la violence utilisée contre les manifestants, avec usage, en plus des balles en caoutchouc, canons à eau et gaz lacrymogènes, de tirs à balles réelles qui ont fait des morts dans au moins trois villes. Les manifestations ne cessent pas depuis le coup d'Etat du 1er février, qui a écarté la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi et ramené les militaires au pouvoir, après dix ans de parenthèse démocratique. Mais la répression en est de plus en plus violente. "Aujourd'hui, dans plusieurs endroits du pays, la police et les militaires ont utilisé la force, parfois de façon létale, pour disperser des manifestations pacifiques", ajoute le communiqué de l'ONU. "Le peuple birman a le droit de se rassembler pacifiquement pour exiger le retour à la démocratie. Ces droits fondamentaux doivent être respectés par les militaires et la police, et non réprimés dans la violence et le sang", poursuit-il. "L'usage de la force létale contre des manifestants non violents n'est jamais justifiable selon les normes internationales des droits de l'Homme", assène encore le communiqué. L'ONU appelle également à la libération de toutes les personnes arrêtées, y compris les personnalités politiques portées au pouvoir par les dernières élections, au premier chef desquelles Aung San Suu Kyi. (Belga)