"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation mercredi de 53 militants politiques, universitaires, anciens législateurs, conseillers de district actuels, et avocats dans la Région administrative spéciale de Hong Kong, et nous demandons leur libération immédiate", a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat, Liz Throssell, dans un communiqué. "Les arrestations d'hier sont les dernières d'une série de détentions liées à l'exercice des libertés fondamentales, y compris le droit de réunion pacifique, à Hong Kong", a-t-elle ajouté. Plus de cinquante figures de l'opposition pro-démocratie, dont un avocat américain, ont été arrêtées mercredi à Hong Kong, le plus gros coup de filet à ce jour dans le cadre de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine. "Ces dernières arrestations indiquent que -comme on le craignait- le délit de subversion prévue par la loi sur la sécurité nationale est effectivement utilisée pour détenir des personnes ayant exercé leurs droits légitimes à participer à la vie politique et publique", a souligné Mme Throssell. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et divers experts indépendants de l'ONU ont averti à plusieurs reprises que les définitions des délits tels que la "subversion, au titre de la loi sur la sécurité nationale adoptée en juin 2020, sont vagues et trop générales, facilitant une mise en oeuvre abusive ou arbitraire". Les autorités chinoises ont engagé en 2020 une reprise en main musclée de l'ex-colonie britannique, théâtre l'année précédente d'une mobilisation populaire pro-démocratie inédite depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. "Nous soulignons que l'exercice du droit de prendre part à la conduite des affaires publiques, directement et par l'intermédiaire de représentants librement choisis, est un droit fondamental protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui est incorporé dans la loi fondamentale de Hong Kong", a indiqué la porte-parole du Haut-Commissariat. L'instance onusienne appelle également les autorités à s'abstenir d'utiliser la loi sur la sécurité nationale pour supprimer les droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association. Elle demande également aux autorités de garantir le droit à la liberté d'expression dans le cadre des enquêtes en cours, "notamment en permettant aux journalistes et aux organes de presse d'exercer pleinement et librement leurs fonctions légitimes". (Belga)

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation mercredi de 53 militants politiques, universitaires, anciens législateurs, conseillers de district actuels, et avocats dans la Région administrative spéciale de Hong Kong, et nous demandons leur libération immédiate", a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat, Liz Throssell, dans un communiqué. "Les arrestations d'hier sont les dernières d'une série de détentions liées à l'exercice des libertés fondamentales, y compris le droit de réunion pacifique, à Hong Kong", a-t-elle ajouté. Plus de cinquante figures de l'opposition pro-démocratie, dont un avocat américain, ont été arrêtées mercredi à Hong Kong, le plus gros coup de filet à ce jour dans le cadre de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine. "Ces dernières arrestations indiquent que -comme on le craignait- le délit de subversion prévue par la loi sur la sécurité nationale est effectivement utilisée pour détenir des personnes ayant exercé leurs droits légitimes à participer à la vie politique et publique", a souligné Mme Throssell. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et divers experts indépendants de l'ONU ont averti à plusieurs reprises que les définitions des délits tels que la "subversion, au titre de la loi sur la sécurité nationale adoptée en juin 2020, sont vagues et trop générales, facilitant une mise en oeuvre abusive ou arbitraire". Les autorités chinoises ont engagé en 2020 une reprise en main musclée de l'ex-colonie britannique, théâtre l'année précédente d'une mobilisation populaire pro-démocratie inédite depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. "Nous soulignons que l'exercice du droit de prendre part à la conduite des affaires publiques, directement et par l'intermédiaire de représentants librement choisis, est un droit fondamental protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui est incorporé dans la loi fondamentale de Hong Kong", a indiqué la porte-parole du Haut-Commissariat. L'instance onusienne appelle également les autorités à s'abstenir d'utiliser la loi sur la sécurité nationale pour supprimer les droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association. Elle demande également aux autorités de garantir le droit à la liberté d'expression dans le cadre des enquêtes en cours, "notamment en permettant aux journalistes et aux organes de presse d'exercer pleinement et librement leurs fonctions légitimes". (Belga)