Le Sea Watch 3, qui a quitté le port sicilien de Messine après trois mois d'immobilisation, faisait route lundi vers la zone de sauvetage au large des côtes libyennes, selon un tweet de l'ONG. Il sera le seul bateau d'une ONG à opérer des sauvetages de migrants partis dans des conditions dangereuses de la Libye pour tenter de rejoindre l'Europe, depuis plus de deux mois. L'ensemble de l'équipage et des membres de la mission ont subi une "quatorzaine" ainsi qu'un test de dépistage du nouveau coronavirus avant leur départ de Messine, selon Sea Watch. Depuis début avril, toute opération de sauvetage avait cessé. L'Alan Kurdi et Aita Mari, les deux bateaux humanitaires qui avaient poursuivi leurs interventions malgré la mise à l'arrêt de l'Europe, avaient été immobilisés par les garde-côtes italiens pour des problèmes "techniques". Les ONG avaient dénoncé une manoeuvre injustifiée uniquement destinée à "perturber leurs missions de sauvetages". "Comme il n'y a pas de témoin, on ne connaît pas l'ampleur de la possible tragédie qui se déroule" en Méditerranée depuis la cessation des opérations de sauvetage, s'était émue Sophie Beau, la directrice générale de SOS Méditerranée, ONG basée en France qui affrète l'Ocean Viking. Les départs des côtes libyennes ont augmenté de 290%, soit 6.629 tentatives entre janvier et fin avril, comparé à la même période l'an dernier, et de 156% au départ de la Tunisie, avait indiqué à l'AFP à la mi-mai Vincent Cochetel, l'envoyé spécial pour la Méditerranée centrale de l'agence onusienne chargée des réfugiés (UNHCR). (Belga)

Le Sea Watch 3, qui a quitté le port sicilien de Messine après trois mois d'immobilisation, faisait route lundi vers la zone de sauvetage au large des côtes libyennes, selon un tweet de l'ONG. Il sera le seul bateau d'une ONG à opérer des sauvetages de migrants partis dans des conditions dangereuses de la Libye pour tenter de rejoindre l'Europe, depuis plus de deux mois. L'ensemble de l'équipage et des membres de la mission ont subi une "quatorzaine" ainsi qu'un test de dépistage du nouveau coronavirus avant leur départ de Messine, selon Sea Watch. Depuis début avril, toute opération de sauvetage avait cessé. L'Alan Kurdi et Aita Mari, les deux bateaux humanitaires qui avaient poursuivi leurs interventions malgré la mise à l'arrêt de l'Europe, avaient été immobilisés par les garde-côtes italiens pour des problèmes "techniques". Les ONG avaient dénoncé une manoeuvre injustifiée uniquement destinée à "perturber leurs missions de sauvetages". "Comme il n'y a pas de témoin, on ne connaît pas l'ampleur de la possible tragédie qui se déroule" en Méditerranée depuis la cessation des opérations de sauvetage, s'était émue Sophie Beau, la directrice générale de SOS Méditerranée, ONG basée en France qui affrète l'Ocean Viking. Les départs des côtes libyennes ont augmenté de 290%, soit 6.629 tentatives entre janvier et fin avril, comparé à la même période l'an dernier, et de 156% au départ de la Tunisie, avait indiqué à l'AFP à la mi-mai Vincent Cochetel, l'envoyé spécial pour la Méditerranée centrale de l'agence onusienne chargée des réfugiés (UNHCR). (Belga)