Alors que les pays riches ont pris d'assaut les vaccins, Covax, qui fournit gratuitement en doses les pays défavorisés et veut assurer une distribution équitable parmi ceux qui sont en mesure de les payer, ne parvient pas à fonctionner à plein régime. D'autant que l'Inde - où Covax se fournit principalement en doses - a bloqué les exportations du vaccin fabriqué par le Serum Institute of India pour lutter contre la sévère épidémie qui sévit sur son territoire. Au 4 juin, Covax avait livré plus de 80 millions de doses dans 129 pays et territoires. Bien moins que prévu. Face à cette situation, l'OMS a une fois de plus demandé aux pays riches, qui ont déjà vacciné une partie de leur population, de partager les vaccins. Mais l'organisation a également appelé lundi les entreprises pharmaceutiques à faire preuve de solidarité. "J'appelle (...) tous les fabricants à donner à Covax le droit de premier refus (c'est à dire se voir proposer les doses en priorité, ndlr) sur les nouveaux volumes de vaccins ou à s'engager à mettre à disposition 50% de leurs volumes à Covax cette année", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse. "La vaccination inéquitable est une menace pour toutes les nations, pas seulement pour celles qui ont le moins de vaccins", a-t-il affirmé. En soulignant: "La distribution inéquitable des vaccins a permis au virus de continuer à se propager, augmentant les risques d'émergence d'un variant qui rende les vaccins moins efficaces". Covax a été créé par l'Alliance du vaccin (Gavi), l'OMS et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) pour combattre les inégalités d'accès à l'immunisation anti-Covid, notamment en fournissant gratuitement des doses à 92 pays et territoires défavorisés. L'OMS demande par ailleurs à chaque pays de rester "prêt" pour identifier les cas de coronavirus, malgré le recul de la pandémie dans ceux où la vaccination avance rapidement. Elle a répété lundi à Genève qu'il ne fallait pas lever trop tôt les restrictions. Alors que le variant Delta menace désormais la diminution des contraintes en Grande-Bretagne le 21 juin, l'OMS appelle à considérer la circulation du virus, son volume, les capacités à répondre et à détecter rapidement avant toute réduction. "Chaque pays devrait être prêt" à identifier les nouveaux cas, a expliqué une épidémiologiste de l'organisation. De son côté, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a à nouveau appelé à ne pas assouplir les dispositifs "trop tôt". Si le nombre de cas a reculé la semaine dernière pour la sixième semaine consécutive dans le monde, celui des victimes a augmenté en Afrique, sur le continent américain et dans le Pacifique occidental, a-t-il dit à la presse. (Belga)

Alors que les pays riches ont pris d'assaut les vaccins, Covax, qui fournit gratuitement en doses les pays défavorisés et veut assurer une distribution équitable parmi ceux qui sont en mesure de les payer, ne parvient pas à fonctionner à plein régime. D'autant que l'Inde - où Covax se fournit principalement en doses - a bloqué les exportations du vaccin fabriqué par le Serum Institute of India pour lutter contre la sévère épidémie qui sévit sur son territoire. Au 4 juin, Covax avait livré plus de 80 millions de doses dans 129 pays et territoires. Bien moins que prévu. Face à cette situation, l'OMS a une fois de plus demandé aux pays riches, qui ont déjà vacciné une partie de leur population, de partager les vaccins. Mais l'organisation a également appelé lundi les entreprises pharmaceutiques à faire preuve de solidarité. "J'appelle (...) tous les fabricants à donner à Covax le droit de premier refus (c'est à dire se voir proposer les doses en priorité, ndlr) sur les nouveaux volumes de vaccins ou à s'engager à mettre à disposition 50% de leurs volumes à Covax cette année", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse. "La vaccination inéquitable est une menace pour toutes les nations, pas seulement pour celles qui ont le moins de vaccins", a-t-il affirmé. En soulignant: "La distribution inéquitable des vaccins a permis au virus de continuer à se propager, augmentant les risques d'émergence d'un variant qui rende les vaccins moins efficaces". Covax a été créé par l'Alliance du vaccin (Gavi), l'OMS et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) pour combattre les inégalités d'accès à l'immunisation anti-Covid, notamment en fournissant gratuitement des doses à 92 pays et territoires défavorisés. L'OMS demande par ailleurs à chaque pays de rester "prêt" pour identifier les cas de coronavirus, malgré le recul de la pandémie dans ceux où la vaccination avance rapidement. Elle a répété lundi à Genève qu'il ne fallait pas lever trop tôt les restrictions. Alors que le variant Delta menace désormais la diminution des contraintes en Grande-Bretagne le 21 juin, l'OMS appelle à considérer la circulation du virus, son volume, les capacités à répondre et à détecter rapidement avant toute réduction. "Chaque pays devrait être prêt" à identifier les nouveaux cas, a expliqué une épidémiologiste de l'organisation. De son côté, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a à nouveau appelé à ne pas assouplir les dispositifs "trop tôt". Si le nombre de cas a reculé la semaine dernière pour la sixième semaine consécutive dans le monde, celui des victimes a augmenté en Afrique, sur le continent américain et dans le Pacifique occidental, a-t-il dit à la presse. (Belga)