Berlin, où l'opposant numéro un au Kremlin est hospitalisé, victime d'une tentative d'empoisonnement le 20 août en Sibérie, selon son entourage, a officiellement demandé "l'assistance technique" de l'institution internationale basée à La Haye, a indiqué l'OIAC. Un laboratoire militaire allemand a conclu le 3 septembre à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, 44 ans, par une substance de type Novitchok, conçue à des fins militaires à l'époque soviétique, ce que Moscou conteste. Des laboratoires français et suédois ont confirmé les conclusions allemandes, conduisant Paris et Berlin à insister de nouveau lundi sur la nécessité d'une enquête russe. Berlin a cependant indiqué qu'il attendait l'évaluation de l'OIAC. "Une équipe d'experts du secrétariat technique a prélevé de façon indépendante des échantillons biomédicaux de M. Navalny pour être analysés dans les laboratoires de référence de l'OIAC", a annoncé l'institution. "Les résultats de ces analyses seront connus prochainement et seront partagés avec les autorités allemandes", a-t-elle ajouté. Le chef de l'OIAC Fernando Arias avait exprimé au début du mois sa "grave préoccupation" au sujet de l'affaire Navalny. Ce produit neurotoxique avait déjà été utilisé contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre. Pour Londres, le GRU, le renseignement militaire russe, est le principal suspect. L'affaire menace de causer de nouvelles tensions au sein de l'institution internationale: l'Allemagne pourrait demander à l'OIAC d'avoir recours à son nouveau mandat pour désigner les auteurs d'attaques chimiques. Malgré de fortes objections de la part de Moscou et de ses alliés, une majorité des États membres avaient autorisé en 2018 l'OIAC à désigner l'auteur d'une attaque chimique et non plus seulement à documenter l'utilisation d'une telle arme. (Belga)

Berlin, où l'opposant numéro un au Kremlin est hospitalisé, victime d'une tentative d'empoisonnement le 20 août en Sibérie, selon son entourage, a officiellement demandé "l'assistance technique" de l'institution internationale basée à La Haye, a indiqué l'OIAC. Un laboratoire militaire allemand a conclu le 3 septembre à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, 44 ans, par une substance de type Novitchok, conçue à des fins militaires à l'époque soviétique, ce que Moscou conteste. Des laboratoires français et suédois ont confirmé les conclusions allemandes, conduisant Paris et Berlin à insister de nouveau lundi sur la nécessité d'une enquête russe. Berlin a cependant indiqué qu'il attendait l'évaluation de l'OIAC. "Une équipe d'experts du secrétariat technique a prélevé de façon indépendante des échantillons biomédicaux de M. Navalny pour être analysés dans les laboratoires de référence de l'OIAC", a annoncé l'institution. "Les résultats de ces analyses seront connus prochainement et seront partagés avec les autorités allemandes", a-t-elle ajouté. Le chef de l'OIAC Fernando Arias avait exprimé au début du mois sa "grave préoccupation" au sujet de l'affaire Navalny. Ce produit neurotoxique avait déjà été utilisé contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre. Pour Londres, le GRU, le renseignement militaire russe, est le principal suspect. L'affaire menace de causer de nouvelles tensions au sein de l'institution internationale: l'Allemagne pourrait demander à l'OIAC d'avoir recours à son nouveau mandat pour désigner les auteurs d'attaques chimiques. Malgré de fortes objections de la part de Moscou et de ses alliés, une majorité des États membres avaient autorisé en 2018 l'OIAC à désigner l'auteur d'une attaque chimique et non plus seulement à documenter l'utilisation d'une telle arme. (Belga)