On reconnait Actéon métamorphosé en cerf après avoir surpris la nudité de Diane la Chasseresse. Il sera dévoré par ses propres chiens. Était-ce la bête en lui qui lui inflige le sort ou la déesse impitoyable ? Il y a aussi de la tauromachie dans l'air et des boucs et des diables masqués. Des nymphes capturées par les Dieux, des belles séduites par l'animalité. De la bestialité faite homme et des violences aux parfums de féminité.

Dans l'exposition, d'une peinture noire, s'échappe aux rouges de l'enfer, un masque diabolique entouré par un fond perlé aux allures de rideau de deuil. Dès l'entrée se dresse une toile haute et étroite figurant un homme, prince d'orgueil et torero. Il pose, beau et fier, paré comme la plus belle des princesses mais étrange, inquiétant même dès qu'à la place d'un des pieds, on voit un sabot. Mi-homme, mi-animal.

L'artiste aimerait-elle le spectacle des arènes et la mise à mort dansée de l'animal dont le sang, bientôt, dessinera sur le sol, une longue traînée rouge ? : "Au plus loin que l'on remonte, je songe aux fêtes de Cnossos, l'homme a voulu se mesurer au caractère sauvage et indompté de l'animal. Au-delà des joutes, on devine le combat de tout homme entre la raison et l'instinct, l'apparence et le démon intérieur, le côté masculin et son opposé dont chacun est aussi porteur. J'ai d'abord beaucoup lu sur cette thématique. A à un moment, je me suis dit que je devais me confronter à la réalité d'une corrida. Ce que j'ai fait"

A la question de savoir comment Michèle Grosjean a vécu cette expérience, la réponse se fait attendre. L'artiste hésite : "J'ai été subjuguée".

Bruxelles, Galerie Quadri.105 av Reine Marie Henriette (1190).

Ve et Sa de 14 à 18 heures ou sur rdv. Jusqu'au 20 décembre. www.galeriequadri.be

On reconnait Actéon métamorphosé en cerf après avoir surpris la nudité de Diane la Chasseresse. Il sera dévoré par ses propres chiens. Était-ce la bête en lui qui lui inflige le sort ou la déesse impitoyable ? Il y a aussi de la tauromachie dans l'air et des boucs et des diables masqués. Des nymphes capturées par les Dieux, des belles séduites par l'animalité. De la bestialité faite homme et des violences aux parfums de féminité. Dans l'exposition, d'une peinture noire, s'échappe aux rouges de l'enfer, un masque diabolique entouré par un fond perlé aux allures de rideau de deuil. Dès l'entrée se dresse une toile haute et étroite figurant un homme, prince d'orgueil et torero. Il pose, beau et fier, paré comme la plus belle des princesses mais étrange, inquiétant même dès qu'à la place d'un des pieds, on voit un sabot. Mi-homme, mi-animal. L'artiste aimerait-elle le spectacle des arènes et la mise à mort dansée de l'animal dont le sang, bientôt, dessinera sur le sol, une longue traînée rouge ? : "Au plus loin que l'on remonte, je songe aux fêtes de Cnossos, l'homme a voulu se mesurer au caractère sauvage et indompté de l'animal. Au-delà des joutes, on devine le combat de tout homme entre la raison et l'instinct, l'apparence et le démon intérieur, le côté masculin et son opposé dont chacun est aussi porteur. J'ai d'abord beaucoup lu sur cette thématique. A à un moment, je me suis dit que je devais me confronter à la réalité d'une corrida. Ce que j'ai fait"A la question de savoir comment Michèle Grosjean a vécu cette expérience, la réponse se fait attendre. L'artiste hésite : "J'ai été subjuguée".