Mais pour faire quoi ? De l'architecture, de la biologie, de la philosophie ? Après un séjour au Canada, c'est à Bruxelles qu'elle décide de s'engager dans le domaine de la photographie. Deviendra-t-elle photographe de presse, plasticienne, portraitiste de mode ? Rien de tout cela. Elle part. Loin, au plus loin.

En Islande, elle ne cherche pas à faire un reportage façon Géo, ni à rencontrer les habitants, fussent-ils isolés. Elle veut marcher, gravir les montagnes, pénétrer dans les grottes d'orgues basaltiques. Elle veut traverser les nuages qui recouvrent les roches et les vapeurs d'eau qui jaillissent des profondeurs. Elle veut ne faire qu'un avec les odeurs de soufre, elle veut toucher la pierre et la mousse, plonger ses mains dans l'eau glacée, écouter la nature, marcher et encore marcher. Rien d'autre.

Et pour mieux percevoir tout cela, elle a un allié de petite taille, presqu'un jouet fabriqué en Chine dans les années 80. L'objectif comme les lentilles sont en plastique. Si on peut régler le temps de pause, les défauts sont nombreux pour ceux que la technologie de pointe fascine. Mais justement, de ces défauts, Karine Deparnay va tirer des qualités, acceptant par exemple les zones inattendues de flou ou encore certaines aberrations chromatiques.

Son contact avec ce paysage immense la bouleverse et la nourrit. Le Holga devient son complice. Don quichotte et Sancho Panza. Une quête.

Bruxelles, Librairie Quartiers latins. Place des Martyr, 14. Jusqu'au 10 septembre. www.cfc-editions.be

Mais pour faire quoi ? De l'architecture, de la biologie, de la philosophie ? Après un séjour au Canada, c'est à Bruxelles qu'elle décide de s'engager dans le domaine de la photographie. Deviendra-t-elle photographe de presse, plasticienne, portraitiste de mode ? Rien de tout cela. Elle part. Loin, au plus loin. En Islande, elle ne cherche pas à faire un reportage façon Géo, ni à rencontrer les habitants, fussent-ils isolés. Elle veut marcher, gravir les montagnes, pénétrer dans les grottes d'orgues basaltiques. Elle veut traverser les nuages qui recouvrent les roches et les vapeurs d'eau qui jaillissent des profondeurs. Elle veut ne faire qu'un avec les odeurs de soufre, elle veut toucher la pierre et la mousse, plonger ses mains dans l'eau glacée, écouter la nature, marcher et encore marcher. Rien d'autre. Et pour mieux percevoir tout cela, elle a un allié de petite taille, presqu'un jouet fabriqué en Chine dans les années 80. L'objectif comme les lentilles sont en plastique. Si on peut régler le temps de pause, les défauts sont nombreux pour ceux que la technologie de pointe fascine. Mais justement, de ces défauts, Karine Deparnay va tirer des qualités, acceptant par exemple les zones inattendues de flou ou encore certaines aberrations chromatiques. Son contact avec ce paysage immense la bouleverse et la nourrit. Le Holga devient son complice. Don quichotte et Sancho Panza. Une quête.