Sur Times Square, par-dessus les annonces pour restaurants et autres All Beef, la pub couvre les étages à l'appel de Chevrolet, Greet Union et autres Camel. Et le voilà à son tour peintre de panneaux publicitaires, ébloui par tant et tant de couleurs. Parallèlement, dans les pages des magazines, il retrouve ce même tempo, découpe des images, les assemble en un chaos fait de fragments d'images de cigarettes, de carrosseries et de nourritures diverses.

Le voilà aux côtés d'Andy Warhol et Roy Lichtenstein, l'un des maîtres du Pop Art. Son but : gagner en monumentalité, façon écran de cinéma et construire des oeuvres immersives bien avant que cela ne devienne un académisme.

Jusqu'à sa mort récente, le 31 mars dernier, il maintient le rythme mais au fil des ans, comme dans l'oeuvre "Star Thief III", plus de 14 mètres d'envergure, la réalité se déplace, gagne les étoiles, le vide et les machines auxquelles s'accrochent des morceaux de lard fumé et ici un visage de star conforme traversé par des stridences chromatiques.

Cette évolution vers des images plus "cosmiques" se précisera même dans les ultimes pièces, l'éloigne peu à peu des critiques sous-jacentes à son travail "Pop" vers des réflexions plus philosophiques liées au temps et à l'infini. L'exposition de Cologne a réuni ces oeuvres monumentales (du Moma et du Guggenheim de New-York entre autres) en regard des collages préparatoires dont les éléments proviennent le plus souvent du Life Magazine.

Ludwig Museum Ludwig Museum. Heinrich-Böll-Platz.

Jusqu'au 4 mars. Tous les jours sauf lundi de 10h à 18h, jeudi jusqu'à 22h.

www.museum-ludwig.de

Sur Times Square, par-dessus les annonces pour restaurants et autres All Beef, la pub couvre les étages à l'appel de Chevrolet, Greet Union et autres Camel. Et le voilà à son tour peintre de panneaux publicitaires, ébloui par tant et tant de couleurs. Parallèlement, dans les pages des magazines, il retrouve ce même tempo, découpe des images, les assemble en un chaos fait de fragments d'images de cigarettes, de carrosseries et de nourritures diverses. Le voilà aux côtés d'Andy Warhol et Roy Lichtenstein, l'un des maîtres du Pop Art. Son but : gagner en monumentalité, façon écran de cinéma et construire des oeuvres immersives bien avant que cela ne devienne un académisme. Jusqu'à sa mort récente, le 31 mars dernier, il maintient le rythme mais au fil des ans, comme dans l'oeuvre "Star Thief III", plus de 14 mètres d'envergure, la réalité se déplace, gagne les étoiles, le vide et les machines auxquelles s'accrochent des morceaux de lard fumé et ici un visage de star conforme traversé par des stridences chromatiques. Cette évolution vers des images plus "cosmiques" se précisera même dans les ultimes pièces, l'éloigne peu à peu des critiques sous-jacentes à son travail "Pop" vers des réflexions plus philosophiques liées au temps et à l'infini. L'exposition de Cologne a réuni ces oeuvres monumentales (du Moma et du Guggenheim de New-York entre autres) en regard des collages préparatoires dont les éléments proviennent le plus souvent du Life Magazine.