"Si on vote (dès fin octobre), je ne sais pas si le PD (Parti démocrate, centre-gauche) prendra 25% mais ce qui est sûr c'est que la TVA va monter à 25%. Ce sera une catastrophe pour le pays", a estimé M. Renzi dans une conférence de presse au Sénat. Avec une hausse de la TVA à 25% (contre 22% actuellement), "il est certain que l'Italie tombera en récession. Surtout avec les tensions commerciales USA-Chine et ce qui se passe pour la locomotive économique allemande", a-t-il estimé, évoquant "une urgence nationale". Il faut absolument "bloquer la hausse prévue de la TVA", a-t-il argué. Et cela ne peut que passer par des mesures budgétaires permettant de faire entrer dans les caisses de l'Etat les plus de 20 milliards d'euros nécessaires pour boucler les comptes publics. Comme tous les pays européens, l'Italie doit présenter son budget pour 2020 d'ici la fin septembre, avant d'entamer des discussions avec Bruxelles, qui seront difficiles pour la troisième économie de la zone euro, endettée et au bord de la récession. M. Renzi a réitéré sa proposition d'un gouvernement "institutionnel". Ce serait surtout un "gouvernement no tax (anti-impôts)", a argué l'ancien chef de gouvernement (2014-2016). Le Sénat italien, convoqué d'urgence, doit décider mardi soir d'une date pour le vote possible d'une motion de censure qui pourrait faire tomber le gouvernement, mais le scénario d'une solution alternative se renforce. (Belga)