Les personnes autorisées à débarquer sont trois mineurs, trois femmes (dont deux sont enceintes), deux accompagnateurs et deux hommes malades, ont précisé les médias qui citent des sources ministérielles. Ils devaient être transférés samedi du Sea-Watch 3, navire de l'ONG allemande Sea-Watch, à Lampedusa à bord d'une vedette des gardes-côtes italiens. Le Sea-Watch 3 a secouru mercredi 53 migrants qui dérivaient à bord d'un canot pneumatique au large de la Libye, provoquant la colère de Matteo Salvini qui avait dénoncé les agissements d'un navire selon lui "pirate" et "illégal". M. Salvini, qui est aussi vice-Premier ministre italien et patron de la Ligue (extrême droite), a réaffirmé samedi l'interdiction formelle pour le navire d'entrer dans les eaux territoriales italiennes. "Je viens de signer l'interdiction d'entrée, de transit et de stationnement du Sea-Watch 3 dans les eaux territoriales italiennes, comme prévu par le nouveau décret Sécurité", a-t-il écrit sur Twitter. "Désormais le document sera soumis à la signature de mes collègues des Transports et de la Défense: Stop aux complices des passeurs et des trafiquants", a-t-il ajouté. En guerre contre les ONG, qu'il ne cesse d'accuser d'encourager le trafic d'êtres humains en Méditerranée, Matteo Salvini s'était auparavant insurgé contre le refus du Sea-Watch 3 de faire route vers Tripoli, en dépit de l'accord donné par les autorités libyennes. "Le navire avait le feu vert pour débarquer, l'attitude de Sea-Watch ressemble à une véritable séquestration de personnes pour des raisons politiques", avait déclaré M. Salvini. L'équipage du Sea-Watch estime que Tripoli n'est pas un port suffisamment sûr pour y débarquer les migrants qu'il transporte. (Belga)