"Il est injustifiable de retarder le déblocage des fonds de l'Iran dans les banques japonaises", a déclaré M. Raïssi au ministre des Affaires étrangères japonais Toshimitsu Motegi en visite à Téhéran, indique ce communiqué de la présidence iranienne. Mi-juillet, Washington avait indiqué autoriser l'Iran à utiliser sous certaines conditions des fonds gelés pour régler des dettes vis-à-vis de la Corée du Sud et du Japon. Mais cette mesure "n'autorise pas le transfert de fonds à l'Iran", avait alors précisé un porte-parole de la diplomatie américaine. La République islamique réclame depuis plus de trois ans la levée des sanctions rétablies contre elle par l'ancien président américain Donald Trump et exige en vain de Séoul et de Tokyo qu'elles libèrent plusieurs milliards de dollars de fonds iraniens bloqués dans des banques coréennes ou japonaises à cause des sanctions américaines. Bien qu'allié des Etats-Unis, le Japon entretient traditionnellement de bonnes relations avec l'Iran, pays d'où il importait une part importante de son pétrole avant le rétablissement des sanctions américaines décrété par M. Trump en 2018 dans la foulée de sa dénonciation de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu trois ans plus tôt à Vienne. Les pourparlers pour tenter de relancer cet accord international semblent dans l'impasse depuis la fin du mois de juin. M. Motegi a fait escale à Téhéran dans le cadre d'une tournée internationale l'ayant déjà mené en Turquie et en Irak et devant le conduire au Qatar lundi. Lors d'un point de presse avec des journalistes japonais, il a indiqué avoir discuté de la situation en Afghanistan après la prise de Kaboul par les talibans et être tombé d'accord avec ses interlocuteurs turcs, irakiens et iraniens sur la nécessité de "coopérer pour éviter que l'Afghanistan ne devienne un nouveau facteur de déstabilisation". (Belga)

"Il est injustifiable de retarder le déblocage des fonds de l'Iran dans les banques japonaises", a déclaré M. Raïssi au ministre des Affaires étrangères japonais Toshimitsu Motegi en visite à Téhéran, indique ce communiqué de la présidence iranienne. Mi-juillet, Washington avait indiqué autoriser l'Iran à utiliser sous certaines conditions des fonds gelés pour régler des dettes vis-à-vis de la Corée du Sud et du Japon. Mais cette mesure "n'autorise pas le transfert de fonds à l'Iran", avait alors précisé un porte-parole de la diplomatie américaine. La République islamique réclame depuis plus de trois ans la levée des sanctions rétablies contre elle par l'ancien président américain Donald Trump et exige en vain de Séoul et de Tokyo qu'elles libèrent plusieurs milliards de dollars de fonds iraniens bloqués dans des banques coréennes ou japonaises à cause des sanctions américaines. Bien qu'allié des Etats-Unis, le Japon entretient traditionnellement de bonnes relations avec l'Iran, pays d'où il importait une part importante de son pétrole avant le rétablissement des sanctions américaines décrété par M. Trump en 2018 dans la foulée de sa dénonciation de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu trois ans plus tôt à Vienne. Les pourparlers pour tenter de relancer cet accord international semblent dans l'impasse depuis la fin du mois de juin. M. Motegi a fait escale à Téhéran dans le cadre d'une tournée internationale l'ayant déjà mené en Turquie et en Irak et devant le conduire au Qatar lundi. Lors d'un point de presse avec des journalistes japonais, il a indiqué avoir discuté de la situation en Afghanistan après la prise de Kaboul par les talibans et être tombé d'accord avec ses interlocuteurs turcs, irakiens et iraniens sur la nécessité de "coopérer pour éviter que l'Afghanistan ne devienne un nouveau facteur de déstabilisation". (Belga)