Au retour d'un déplacement à Téhéran ce week-end, le directeur général par intérim de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cornel Feruta, a insisté sur l'implication qu'il avait demandée à ses interlocuteurs iraniens dans leurs discussions avec les équipes de l'AIEA. "J'ai souligné la nécessité pour l'Iran de répondre promptement aux questions" que lui adresse l'agence qui contrôle le programme nucléaire de Téhéran, a expliqué M. Feruta au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, auquel il rendait compte de sa visite. Malgré son entrée dans cette troisième phase de désengagement progressif, la République islamique avait souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire. En date de samedi, l'Iran "avait installé ou était en train d'installer" sur le site d'enrichissement de Natanz 22 centrifugeuses de type IR-4, une de type IR-5, 30 autres de type IR-6 et trois modèles IR-6s, selon les vérifications effectuées sur place par l'agence. En vertu de l'accord de 2015, l'Iran n'est pour le moment autorisé à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). Toutefois, a aussi noté l'AIEA, aucune des centrifugeuses de dernière génération récemment installées n'avait encore "été mise à l'essai" avec de l'uranium enrichi (UF6). (Belga)