"Nous sommes absolument déterminés à résoudre la question d'Idleb de façon à ce que la population ne souffre pas et qu'il n'y ait pas de victimes", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, lors d'une conférence de presse à Téhéran. Le régime syrien cherche à reconquérir la province d'Idleb (nord-ouest) après avoir chassé rebelles et djihadistes de plusieurs autres grands bastions qu'ils contrôlaient en Syrie, un pays en guerre depuis sept ans. Les forces du régime ont massé des renforts aux abords d'Idleb et mené des bombardements à l'artillerie, tandis que l'aviation de l'allié russe intervient de manière sporadique, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. "Sur les terroristes et la Syrie (...), notre politique est claire et nous espérons que le pays sera libéré aussi rapidement que possible et que le gouvernement syrien pourra récupérer l'intégralité du territoire national et se débarrasser de tous les terroristes", a encore dit M. Ghassemi. "Mais il y a un autre aspect qui est extrêmement important pour nous: les questions humanitaires", a-t-il enchaîné. "C'est un point essentiel et nous discutons de manière permanente avec la Russie, la Turquie et le gouvernement syrien", a-t-il affirmé. "Nous espérons que les négociations seront fructueuses et que nous pourrons atteindre nos objectifs". Bien que soutenant des camps opposés dans le conflit syrien, l'Iran, la Russie et la Turquie pilotent le processus dit d'Astana destiné à mettre un terme à la guerre. Moscou et Téhéran soutiennent les autorités de Damas tandis qu'Ankara aide plusieurs groupes rebelles. Lors d'un sommet à Téhéran le 7 septembre, ces trois pays ont constaté leurs divergences sur Idleb, mais insisté sur la nécessité de préserver le processus d'Astana. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté ses partenaires à éviter un "bain de sang" mais s'est heurté à la détermination affichée de son homologue russe Vladimir Poutine, qui a dit vouloir "liquider définitivement le terrorisme en Syrie". Le président iranien, Hassan Rohani, avait alors semblé plaider pour une voie intermédiaire en jugeant "inévitable" de "combattre le terrorisme à Idleb", mais que cela ne devait "pas faire souffrir les civils ou entraîner une politique de la terre brûlée". MM. Poutine et Erdogan doivent se rencontrer lundi à Sotchi (Russie) -sans M. Rohani- pour tenter de surmonter leurs désaccords. L'ONU redoute une catastrophe humanitaire en cas d'offensive contre la poche d'Idleb, où vivent près de trois millions de personnes. (Belga)

"Nous sommes absolument déterminés à résoudre la question d'Idleb de façon à ce que la population ne souffre pas et qu'il n'y ait pas de victimes", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, lors d'une conférence de presse à Téhéran. Le régime syrien cherche à reconquérir la province d'Idleb (nord-ouest) après avoir chassé rebelles et djihadistes de plusieurs autres grands bastions qu'ils contrôlaient en Syrie, un pays en guerre depuis sept ans. Les forces du régime ont massé des renforts aux abords d'Idleb et mené des bombardements à l'artillerie, tandis que l'aviation de l'allié russe intervient de manière sporadique, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. "Sur les terroristes et la Syrie (...), notre politique est claire et nous espérons que le pays sera libéré aussi rapidement que possible et que le gouvernement syrien pourra récupérer l'intégralité du territoire national et se débarrasser de tous les terroristes", a encore dit M. Ghassemi. "Mais il y a un autre aspect qui est extrêmement important pour nous: les questions humanitaires", a-t-il enchaîné. "C'est un point essentiel et nous discutons de manière permanente avec la Russie, la Turquie et le gouvernement syrien", a-t-il affirmé. "Nous espérons que les négociations seront fructueuses et que nous pourrons atteindre nos objectifs". Bien que soutenant des camps opposés dans le conflit syrien, l'Iran, la Russie et la Turquie pilotent le processus dit d'Astana destiné à mettre un terme à la guerre. Moscou et Téhéran soutiennent les autorités de Damas tandis qu'Ankara aide plusieurs groupes rebelles. Lors d'un sommet à Téhéran le 7 septembre, ces trois pays ont constaté leurs divergences sur Idleb, mais insisté sur la nécessité de préserver le processus d'Astana. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté ses partenaires à éviter un "bain de sang" mais s'est heurté à la détermination affichée de son homologue russe Vladimir Poutine, qui a dit vouloir "liquider définitivement le terrorisme en Syrie". Le président iranien, Hassan Rohani, avait alors semblé plaider pour une voie intermédiaire en jugeant "inévitable" de "combattre le terrorisme à Idleb", mais que cela ne devait "pas faire souffrir les civils ou entraîner une politique de la terre brûlée". MM. Poutine et Erdogan doivent se rencontrer lundi à Sotchi (Russie) -sans M. Rohani- pour tenter de surmonter leurs désaccords. L'ONU redoute une catastrophe humanitaire en cas d'offensive contre la poche d'Idleb, où vivent près de trois millions de personnes. (Belga)