Selon les constatations des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, la quantité accumulée par Téhéran atteignait en date du 20 mai 1.571,6 kilos d'uranium enrichi pour une limite autorisée à 202,8 kilos (ou 300 kilos équivalent UF6) dans l'accord de Vienne signé entre l'Iran et les grandes puissances. Dans le précédent rapport remontant à février, ce stock était de 1.020,9 kilos. L'accord international sur le nucléaire iranien (JCPOA) est menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements. A rebours des obligations inscrites dans ce pacte prévu pour limiter drastiquement ses activités nucléaires, l'Iran produit aussi de l'uranium enrichi à un taux de 4,5%, supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord, selon le rapport consulté par l'AFP. Le taux d'enrichissement n'a cependant pas augmenté depuis juillet 2019 et reste encore très loin du seuil requis pour la fabrication d'une bombe atomique (plus de 90%). Les experts estiment généralement que la quantité requise pour confectionner une bombe nucléaire est de l'ordre de 1.050 kilos d'uranium équivalent UF6 faiblement enrichi à moins de 5%, un seuil que Téhéran a dépassé depuis le début de l'année. Ces entorses de l'Iran à ses engagements internationaux fragilisent l'accord sur le nucléaire signé en 2015 et compliquent le dialogue du pays avec les Etats restant parties prenantes au texte - la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine. Autre point de tensions avec la République islamique : l'Iran continue de refuser à l'AIEA l'accès à deux sites que l'agence onusienne souhaite inspecter, selon le rapport consulté par l'AFP. Le document relève "avec une vive préoccupation que, pendant plus de quatre mois, l'Iran a refusé à l'agence l'accès (...) à deux endroits". Ces sites, à propos desquels l'AIEA s'interroge sur l'existence passée de matériel et activités nucléaires non déclarés, n'ont pas de lien avec les opération actuelles de l'Iran. Selon plusieurs sources diplomatiques, ils ont trait aux projets nucléaires militaires du pays dans les années 2000. Mais le pays a l'obligation de répondre à ces demandes d'explication de l'agence en tant qu'Etat signataire du Traité de non prolifération (TNP), soulignent les spécialistes. (Belga)

Selon les constatations des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, la quantité accumulée par Téhéran atteignait en date du 20 mai 1.571,6 kilos d'uranium enrichi pour une limite autorisée à 202,8 kilos (ou 300 kilos équivalent UF6) dans l'accord de Vienne signé entre l'Iran et les grandes puissances. Dans le précédent rapport remontant à février, ce stock était de 1.020,9 kilos. L'accord international sur le nucléaire iranien (JCPOA) est menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements. A rebours des obligations inscrites dans ce pacte prévu pour limiter drastiquement ses activités nucléaires, l'Iran produit aussi de l'uranium enrichi à un taux de 4,5%, supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord, selon le rapport consulté par l'AFP. Le taux d'enrichissement n'a cependant pas augmenté depuis juillet 2019 et reste encore très loin du seuil requis pour la fabrication d'une bombe atomique (plus de 90%). Les experts estiment généralement que la quantité requise pour confectionner une bombe nucléaire est de l'ordre de 1.050 kilos d'uranium équivalent UF6 faiblement enrichi à moins de 5%, un seuil que Téhéran a dépassé depuis le début de l'année. Ces entorses de l'Iran à ses engagements internationaux fragilisent l'accord sur le nucléaire signé en 2015 et compliquent le dialogue du pays avec les Etats restant parties prenantes au texte - la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine. Autre point de tensions avec la République islamique : l'Iran continue de refuser à l'AIEA l'accès à deux sites que l'agence onusienne souhaite inspecter, selon le rapport consulté par l'AFP. Le document relève "avec une vive préoccupation que, pendant plus de quatre mois, l'Iran a refusé à l'agence l'accès (...) à deux endroits". Ces sites, à propos desquels l'AIEA s'interroge sur l'existence passée de matériel et activités nucléaires non déclarés, n'ont pas de lien avec les opération actuelles de l'Iran. Selon plusieurs sources diplomatiques, ils ont trait aux projets nucléaires militaires du pays dans les années 2000. Mais le pays a l'obligation de répondre à ces demandes d'explication de l'agence en tant qu'Etat signataire du Traité de non prolifération (TNP), soulignent les spécialistes. (Belga)