"L'attitude ouvertement hostile de l'administration américaine ainsi que sa politique dilatoire visant à saper l'accord nucléaire (...) sont contraires à la lettre et l'esprit" de l'accord, a déploré à Vienne Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). M. Salehi, qui s'exprimait à l'occasion de la rencontre annuelle des Etats membres de l'AIEA à Vienne, s'en est également pris à l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Nikki Haley, qui a formulé, selon lui, "un éventail de demandes injustifiables et inhabituelles" relatives aux vérifications de la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire, dans des entretiens qu'elle a eus en août avec le patron de l'agence onusienne dans la capitale autrichienne. Au nombre de ces demandes figureraient des inspections par l'AIEA de sites militaires iraniens auxquelles Téhéran est opposé. Le chef du programme nucléaire iranien s'est dit "certain que l'agence (AIEA) résistera à de telles demandes inacceptables". Les Etats-Unis ont récemment multiplié les attaques contre l'accord, que le président Donald Trump avait l'an passé promis de "déchirer". Présent à Vienne lundi, le secrétaire américain au Commerce Rick Perry a averti que Washington "n'acceptera pas un accord (nucléaire) mollement appliqué ou mal surveillé". L'accord sur le nucléaire iranien, signé en juillet 2015 entre l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), soumet l'Iran à un régime de surveillance strict de ses installations nucléaires par l'AIEA. Donald Trump, qui doit "certifier" en octobre auprès du Congrès américain que Téhéran se conforme bien à ses engagements, avait prévenu fin juillet dans le Wall Street Journal qu'il serait "surpris" que tel soit le cas. L'accord est destiné à garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée progressive des sanctions internationales. (Belga)

"L'attitude ouvertement hostile de l'administration américaine ainsi que sa politique dilatoire visant à saper l'accord nucléaire (...) sont contraires à la lettre et l'esprit" de l'accord, a déploré à Vienne Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). M. Salehi, qui s'exprimait à l'occasion de la rencontre annuelle des Etats membres de l'AIEA à Vienne, s'en est également pris à l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Nikki Haley, qui a formulé, selon lui, "un éventail de demandes injustifiables et inhabituelles" relatives aux vérifications de la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire, dans des entretiens qu'elle a eus en août avec le patron de l'agence onusienne dans la capitale autrichienne. Au nombre de ces demandes figureraient des inspections par l'AIEA de sites militaires iraniens auxquelles Téhéran est opposé. Le chef du programme nucléaire iranien s'est dit "certain que l'agence (AIEA) résistera à de telles demandes inacceptables". Les Etats-Unis ont récemment multiplié les attaques contre l'accord, que le président Donald Trump avait l'an passé promis de "déchirer". Présent à Vienne lundi, le secrétaire américain au Commerce Rick Perry a averti que Washington "n'acceptera pas un accord (nucléaire) mollement appliqué ou mal surveillé". L'accord sur le nucléaire iranien, signé en juillet 2015 entre l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), soumet l'Iran à un régime de surveillance strict de ses installations nucléaires par l'AIEA. Donald Trump, qui doit "certifier" en octobre auprès du Congrès américain que Téhéran se conforme bien à ses engagements, avait prévenu fin juillet dans le Wall Street Journal qu'il serait "surpris" que tel soit le cas. L'accord est destiné à garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée progressive des sanctions internationales. (Belga)