"Certains ont dit (...): +vous (les Iraniens) voulez mettre en place des centrifugeuses modernes, cela signifie que vous vous dirigez vers l'arme nucléaire+", a affirmé M. Rohani à la télévision publique. "Nous avons expliqué que quelqu'un qui veut l'arme nucléaire limite les inspections internationales. Nous n'avons pas limité les inspections", a-t-il ajouté. Depuis mai, Téhéran a réduit ses engagements pris dans le cadre de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, en représailles au retrait unilatéral des Etats-Unis un an plus tôt, suivi du rétablissement de dures sanctions économiques contre Téhéran. L'accord avait permis la levée d'une partie des sanctions contre Téhéran en échange de l'engagement iranien à ne pas se doter de l'arme nucléaire. Le 7 septembre, l'Iran a annoncé avoir mis en route des centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi. Téhéran avait augmenté auparavant ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l'accord, et enrichit ce minerai à 4,5%, niveau supérieur au plafond fixé (3,67%), mais très loin du seuil requis pour une utilisation militaire. M. Rohani a indiqué vendredi aux journalistes que toutes les activités nucléaires de l'Iran continueraient d'être surveillées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à son arrivée à l'aéroport de Téhéran, au retour de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. En réduisant ses engagements, l'Iran -qui a toujours nié vouloir la bombe nucléaire- entend faire pression sur les Etats toujours parties à l'accord, notamment l'Allemagne, France et Grande-Bretagne, pour qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines. (Belga)