"L'Iran a informé l'Agence de son intention d'enrichir de l'uranium à un taux pouvant aller jusqu'à 20% dans l'usine souterraine de Fordo, afin de se conformer à une loi récemment adoptée par le Parlement iranien", a indiqué un porte-parole à l'AFP. La lettre, datée du 31 décembre, "n'a pas précisé quand cette activité d'enrichissement serait mise en ?uvre". L'ambassadeur russe auprès de l'AIEA, Mikhaïl Oulianov, avait rapporté l'information un peu plus tôt sur Twitter, mentionnant un rapport remis par le directeur général Rafael Grossi au Conseil des gouverneurs. "C'est un coup de pression supplémentaire", a commenté pour l'AFP un diplomate basé à Vienne, sous couvert de l'anonymat, alors que l'Iran s'affranchit toujours plus de ses engagements. D'après le dernier rapport disponible de l'agence onusienne, publié en novembre, Téhéran enrichissait de l'uranium à un degré de pureté supérieur à la limite prévue par l'accord de Vienne (3,67%) mais ne dépassait pas le seuil de 4,5%, et se pliait toujours au régime très strict d'inspections de l'Agence. Mais le dossier connaît des soubresauts depuis l'assassinat fin novembre d'un physicien nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh. Dans la foulée de cette attaque attribuée à Israël, l'aile la plus dure à Téhéran a promis une riposte, et le Parlement a adopté une loi controversée préconisant de produire et stocker au "moins 120 kilogrammes par an d'uranium enrichi à 20%" et de "mettre fin" aux inspections de l'AIEA, destinées à vérifier que le pays ne cherche pas à se doter de la bombe atomique. Le gouvernement iranien s'était montré opposé à cette initiative dénoncée par les autres signataires de l'accord, qui avaient appelé en décembre Téhéran à ne pas "compromettre l'avenir". (Belga)

"L'Iran a informé l'Agence de son intention d'enrichir de l'uranium à un taux pouvant aller jusqu'à 20% dans l'usine souterraine de Fordo, afin de se conformer à une loi récemment adoptée par le Parlement iranien", a indiqué un porte-parole à l'AFP. La lettre, datée du 31 décembre, "n'a pas précisé quand cette activité d'enrichissement serait mise en ?uvre". L'ambassadeur russe auprès de l'AIEA, Mikhaïl Oulianov, avait rapporté l'information un peu plus tôt sur Twitter, mentionnant un rapport remis par le directeur général Rafael Grossi au Conseil des gouverneurs. "C'est un coup de pression supplémentaire", a commenté pour l'AFP un diplomate basé à Vienne, sous couvert de l'anonymat, alors que l'Iran s'affranchit toujours plus de ses engagements. D'après le dernier rapport disponible de l'agence onusienne, publié en novembre, Téhéran enrichissait de l'uranium à un degré de pureté supérieur à la limite prévue par l'accord de Vienne (3,67%) mais ne dépassait pas le seuil de 4,5%, et se pliait toujours au régime très strict d'inspections de l'Agence. Mais le dossier connaît des soubresauts depuis l'assassinat fin novembre d'un physicien nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh. Dans la foulée de cette attaque attribuée à Israël, l'aile la plus dure à Téhéran a promis une riposte, et le Parlement a adopté une loi controversée préconisant de produire et stocker au "moins 120 kilogrammes par an d'uranium enrichi à 20%" et de "mettre fin" aux inspections de l'AIEA, destinées à vérifier que le pays ne cherche pas à se doter de la bombe atomique. Le gouvernement iranien s'était montré opposé à cette initiative dénoncée par les autres signataires de l'accord, qui avaient appelé en décembre Téhéran à ne pas "compromettre l'avenir". (Belga)