La Belgique et six autres Etats-membres de l'Union européenne négocient depuis plusieurs mois, en toute discrétion, sur l'aspect financier des procès d'individus suspectés d'être des combattants djihadistes. Dans un document daté du 2 mars, le Premier ministre Adel Abdel-Mehdi souligne que l'Irak jugera les partisans étrangers de l'Etat islamique "en vertu des procédures et lois" locales, et que les pays concernés ne mèneront dans ce cadre "aucune intervention consulaire ou juridique". Pour couvrir les frais "alimentaires, médicaux, de nécessaire personnel, de gardiennage, d'enquête et de justice", Bagdad réclame aux gouvernements des ressortissants étrangers une somme de 2 millions d'euros par suspect et par an. En outre, l'Irak demande 100 millions d'euros pour la construction d'une prison de haute sécurité et un dédommagement de 10 millions d'euros pour chaque combattant de l'EI dont il a hérité. Selon l'Ocam, 294 djihadistes sont partis de Belgique pour rejoindre les rangs de l'Etat islamique au Levant. Parmi eux, 151 seraient morts. Le reste se répartit entre ceux qui se trouvent incarcérés ou dans des camps et ceux dont la trace a été perdue. (Belga)