"L'année 2019 a vu une augmentation des plaintes pour incitation à la haine, surtout sur les réseaux sociaux", développe le président du Mrax, Carlos Crespo. "À noter toutefois que ces signalements concernent les victimes, mais aussi les témoins qui veulent dénoncer ce qu'ils ont vu ou entendu". En 2018, l'ASBL avait ouvert 40 dossiers pour incitation à la haine. L'année dernière, ce chiffre est monté à 177.

Outre un nombre toujours croissant de signalements, les données du Mouvement montrent un plus large éventail des formes de racisme. En premier lieu apparaît la xénophobie, qui reprend les propos ou les actes qui visent l'étranger sans distinction particulière de son origine. On retrouve ensuite le racisme anti-noir (22 %), et l'islamophobie (21 %). Le mouvement a collecté, dans une moindre mesure, des plaintes pour des faits de racisme anti-migrant, ou encore anti-francophone.

"La parole raciste s'est libérée en politique, sur Internet, mais aussi dans la presse. Cela donne un sentiment d'impunité aux citoyens", dénonce le président de l'association. "On observe plus de paroles, d'incitations que d'actes physiques".

"L'année 2019 a vu une augmentation des plaintes pour incitation à la haine, surtout sur les réseaux sociaux", développe le président du Mrax, Carlos Crespo. "À noter toutefois que ces signalements concernent les victimes, mais aussi les témoins qui veulent dénoncer ce qu'ils ont vu ou entendu". En 2018, l'ASBL avait ouvert 40 dossiers pour incitation à la haine. L'année dernière, ce chiffre est monté à 177. Outre un nombre toujours croissant de signalements, les données du Mouvement montrent un plus large éventail des formes de racisme. En premier lieu apparaît la xénophobie, qui reprend les propos ou les actes qui visent l'étranger sans distinction particulière de son origine. On retrouve ensuite le racisme anti-noir (22 %), et l'islamophobie (21 %). Le mouvement a collecté, dans une moindre mesure, des plaintes pour des faits de racisme anti-migrant, ou encore anti-francophone. "La parole raciste s'est libérée en politique, sur Internet, mais aussi dans la presse. Cela donne un sentiment d'impunité aux citoyens", dénonce le président de l'association. "On observe plus de paroles, d'incitations que d'actes physiques".