Inutile d'ébruiter l'info. Gestion politique en léthargie, gouvernements en souffrance et en attente de coalitions aptes à prendre le relais. Tandis que le fédéral erre dans une purée de pois, que Flandre et Wallonie naviguent dans le brouillard, seuls les germanophones et les Bruxellois ont pu dépasser le stade du point mort. Où ça, des impasses postélectorales ? Le verdict des urnes belges rendu le 26 mai dernier n'a pas fait sursauter les places de Francfort, de Londres, de New York. Les Bourses n'ont pas frémi, les agences de notation n'ont pas révisé dare-dare leur rating, la presse financière internationale n'en a pas fait ses choux gras. Un parfait non-événement à l'échelle des marchés financiers. Une percée communisante en Wallonie et à Bruxelles, un retour possible du " péril rouge " en mode PTB ? Même pas peur. La Belgique s'en doutait un peu : elle n'est pas le nombril du monde, " elle n'est pas la France où la victoire d'une Marine Le Pen ou d'un Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République serait sans doute intégrée par les marchés financiers dans la prime de risque liée à la dette publique française ", commente Philippe Ledent, senior economist chez ING.
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