Le montant sera versé aux associations Médecins en difficulté et Doctors4Doctors, déjà actives pour le bien-être des médecins et avec lesquelles l'Inami a conclu des conventions. Les fonds leur permettront notamment d'élaborer un instrument de mesure pour évaluer régulièrement le degré de bien-être des médecins, mais aussi de développer un système de mentoring, d'organiser des actions préventives ou de traiter des demandes d'aide concrètes de la part de médecins qui s'adressent à eux. "Seul un dispensateur de soins qui se sent bien pourra offrir des soins de haute qualité aux patients", souligne l'Inami, qui ajoute que la crise du coronavirus a rappelé leur rôle crucial pour notre société. "Nous voulons vraiment encourager les médecins à chercher de l'aide si nécessaire, que ce soit par le biais d'une aide individuelle, de contacts entre pairs, en partageant des bonnes pratiques ou en suivant des webinaires sur le sujet", affirme l'administrateur général de l'Inami, Jo De Cock. "En plus de la nécessité de mesures immédiates, la crise du coronavirus n'a fait que souligner le besoin de réformer notre système de santé", déclare le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. "Il est désormais évident que nous devons nous éloigner du financement purement basé sur les prestations et des pratiques individuelles qui exercent une pression immense sur le médecin", ajoute-t-il. L'aide sera évaluée en fin d'année. L'objectif est, à terme, d'élargir l'offre de soutien à d'autres dispensateurs de soins au-delà des médecins. Des enquêtes récentes montrent un besoin important en termes de support des pairs, d'encadrement et de soins autonomes, précise l'Inami. Plus d'un professionnel de la santé sur cinq (22%) pense ainsi à mettre fin à ses activités, selon une étude de Sciensano et de la KU Leuven publiée en janvier. Un chiffre qui a doublé avec la crise sanitaire. Une enquête de l'organisation néerlandophone des médecins en formation (Vaso) a par ailleurs montré qu'ils sont 53% à souffrir de problèmes mentaux. Quelque 4% ont déclaré chercher une aide professionnelle. Près de deux sur 10 envisagent même d'interrompre leur formation, soit deux fois plus qu'avant l'épidémie. (Belga)

Le montant sera versé aux associations Médecins en difficulté et Doctors4Doctors, déjà actives pour le bien-être des médecins et avec lesquelles l'Inami a conclu des conventions. Les fonds leur permettront notamment d'élaborer un instrument de mesure pour évaluer régulièrement le degré de bien-être des médecins, mais aussi de développer un système de mentoring, d'organiser des actions préventives ou de traiter des demandes d'aide concrètes de la part de médecins qui s'adressent à eux. "Seul un dispensateur de soins qui se sent bien pourra offrir des soins de haute qualité aux patients", souligne l'Inami, qui ajoute que la crise du coronavirus a rappelé leur rôle crucial pour notre société. "Nous voulons vraiment encourager les médecins à chercher de l'aide si nécessaire, que ce soit par le biais d'une aide individuelle, de contacts entre pairs, en partageant des bonnes pratiques ou en suivant des webinaires sur le sujet", affirme l'administrateur général de l'Inami, Jo De Cock. "En plus de la nécessité de mesures immédiates, la crise du coronavirus n'a fait que souligner le besoin de réformer notre système de santé", déclare le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. "Il est désormais évident que nous devons nous éloigner du financement purement basé sur les prestations et des pratiques individuelles qui exercent une pression immense sur le médecin", ajoute-t-il. L'aide sera évaluée en fin d'année. L'objectif est, à terme, d'élargir l'offre de soutien à d'autres dispensateurs de soins au-delà des médecins. Des enquêtes récentes montrent un besoin important en termes de support des pairs, d'encadrement et de soins autonomes, précise l'Inami. Plus d'un professionnel de la santé sur cinq (22%) pense ainsi à mettre fin à ses activités, selon une étude de Sciensano et de la KU Leuven publiée en janvier. Un chiffre qui a doublé avec la crise sanitaire. Une enquête de l'organisation néerlandophone des médecins en formation (Vaso) a par ailleurs montré qu'ils sont 53% à souffrir de problèmes mentaux. Quelque 4% ont déclaré chercher une aide professionnelle. Près de deux sur 10 envisagent même d'interrompre leur formation, soit deux fois plus qu'avant l'épidémie. (Belga)