Khalid Benhaddou est le principal imam de la mosquée El Fath à Gand et président de la plateforme flamande des imams (Platform Vlaamse Imams). Il est un expert des questions sociales concernant la place de l'islam dans la société. Il a été salué à plusieurs reprises pour son travail. Le roi Philippe a par ailleurs manifesté plusieurs fois son intérêt pour le travail de l'imam sur la prévention de la radicalisation. Mercredi, alors qu'il devait se rendre au Mexique, M. Benhaddou a appris à l'aéroport de Zaventem qu'il ne pouvait embarquer car le vol survolait les Etats-Unis et que les services de sécurité américains n'acceptaient pas que l'imam survole leur pays. "J'ai immédiatement pris contact avec l'ambassade américaine et ils m'ont promis d'?uvrer à une solution. Eux-mêmes étaient assez ennuyés. J'ai aussi pris contact avec plusieurs personnalités politiques. Entre-temps, l'ambassade américaine m'a appelé et ils se sont excusés longuement. J'ai été extrait du système des services de sécurité et je peux maintenant voyager librement. A titre personnel, l'incident est donc clos, mais j'espère que cela va faire avancer le débat social. Car j'ai reçu ces derniers jours de nombreux témoignages de personnes dans le même cas." Sa présence initiale sur cette liste américaine n'a pas été justifiée, pour des "raisons de vie privée". "Ils renvoient à la complexité du système de sécurité. On peut atterrir dans ce système uniquement sur l'effet des algorithmes. Ce n'est pas toujours correct, et on ne peut pas en sortir après", a commenté M. Benhaddou, qui précise avoir toujours été en bons termes avec l'ambassade américaine. (Belga)

Khalid Benhaddou est le principal imam de la mosquée El Fath à Gand et président de la plateforme flamande des imams (Platform Vlaamse Imams). Il est un expert des questions sociales concernant la place de l'islam dans la société. Il a été salué à plusieurs reprises pour son travail. Le roi Philippe a par ailleurs manifesté plusieurs fois son intérêt pour le travail de l'imam sur la prévention de la radicalisation. Mercredi, alors qu'il devait se rendre au Mexique, M. Benhaddou a appris à l'aéroport de Zaventem qu'il ne pouvait embarquer car le vol survolait les Etats-Unis et que les services de sécurité américains n'acceptaient pas que l'imam survole leur pays. "J'ai immédiatement pris contact avec l'ambassade américaine et ils m'ont promis d'?uvrer à une solution. Eux-mêmes étaient assez ennuyés. J'ai aussi pris contact avec plusieurs personnalités politiques. Entre-temps, l'ambassade américaine m'a appelé et ils se sont excusés longuement. J'ai été extrait du système des services de sécurité et je peux maintenant voyager librement. A titre personnel, l'incident est donc clos, mais j'espère que cela va faire avancer le débat social. Car j'ai reçu ces derniers jours de nombreux témoignages de personnes dans le même cas." Sa présence initiale sur cette liste américaine n'a pas été justifiée, pour des "raisons de vie privée". "Ils renvoient à la complexité du système de sécurité. On peut atterrir dans ce système uniquement sur l'effet des algorithmes. Ce n'est pas toujours correct, et on ne peut pas en sortir après", a commenté M. Benhaddou, qui précise avoir toujours été en bons termes avec l'ambassade américaine. (Belga)