La position européenne sera, comme l'a résumé le commissaire à l'Industrie Thierry Breton: "On accepte tout le monde, mais on a des règles, claires et exigeantes". Les mesures proposées ne se basent "que sur des critères objectifs et ne visent à exclure personne", a martelé le Français. Autrement dit: Huawei peut théoriquement bien opérer sur le sol européen, du moment que le fleuron chinois des télécoms respecte les règles communes établies et entre dans le cadre imaginé pour "atténuer" les risques sécuritaires associés au déploiement de la 5G. "Vous n'entendrez personne à la Commission dire que l'on vise tel ou tel pays, ce n'est pas notre rôle", a répété Thierry Breton. La boite à outils validée mercredi est le résultat d'un recensement, par chaque Etat membre, des différents risques et des vulnérabilités liés à cette 5e génération de technologie de réseau mobile. Ils ont ensuite proposé une série de solutions qui ont été mutualisées, composant finalement ce guide de mesures non contraignantes. Les Etats sont appelés à en mettre en oeuvre les mesures clés d'ici la fin avril et à préparer un rapport sur cette implémentation d'ici fin juin. Que contiennent ces recommandations? Notamment que chaque Etat membre devrait veiller à ce que chaque opérateur ait une "stratégie multifournisseur appropriée" pour ne pas être dépendant d'un seul équipementier. Il devrait aussi "appliquer des restrictions pertinentes" aux fournisseurs présentant un profil à haut risque. Parallèlement, l'Europe doit continuer à renforcer ses capacités propres dans les technologies 5G et post-5G via les programmes et financements disponibles. (Belga)

La position européenne sera, comme l'a résumé le commissaire à l'Industrie Thierry Breton: "On accepte tout le monde, mais on a des règles, claires et exigeantes". Les mesures proposées ne se basent "que sur des critères objectifs et ne visent à exclure personne", a martelé le Français. Autrement dit: Huawei peut théoriquement bien opérer sur le sol européen, du moment que le fleuron chinois des télécoms respecte les règles communes établies et entre dans le cadre imaginé pour "atténuer" les risques sécuritaires associés au déploiement de la 5G. "Vous n'entendrez personne à la Commission dire que l'on vise tel ou tel pays, ce n'est pas notre rôle", a répété Thierry Breton. La boite à outils validée mercredi est le résultat d'un recensement, par chaque Etat membre, des différents risques et des vulnérabilités liés à cette 5e génération de technologie de réseau mobile. Ils ont ensuite proposé une série de solutions qui ont été mutualisées, composant finalement ce guide de mesures non contraignantes. Les Etats sont appelés à en mettre en oeuvre les mesures clés d'ici la fin avril et à préparer un rapport sur cette implémentation d'ici fin juin. Que contiennent ces recommandations? Notamment que chaque Etat membre devrait veiller à ce que chaque opérateur ait une "stratégie multifournisseur appropriée" pour ne pas être dépendant d'un seul équipementier. Il devrait aussi "appliquer des restrictions pertinentes" aux fournisseurs présentant un profil à haut risque. Parallèlement, l'Europe doit continuer à renforcer ses capacités propres dans les technologies 5G et post-5G via les programmes et financements disponibles. (Belga)