Ambiorix à Tongres, Charlemagne à Liège, Godefroid de Bouillon à Bruxelles, Jacques van Artevelde à Gand... Les villes de nos régions honorent dans la pierre ou le bronze leurs figures emblématiques. La majorité de ces statues ont été érigées au cours de la seconde moitié du xixe siècle, époque où la Belgique se cherche une identité. Le gouvernement développe alors une politique de mise à l'honneur des gloires " nationales ". Il encourage les cités et provinces à décorer l'espace public d'effigies de ces " Pères " de la patrie, immortalisés à des fins éducatives. A cette époque, deux chefs gaulois, Ambiorix et Boduognat, passent pour les premières figures de proue " belges ". Non sans raison, puisque le nom de Belgae a servi dès l'Antiquité. Le premier fait toujours la fierté de Tongres, tandis que le second, honoré pendant un siècle à Anvers, a été déboulonné. Une autre statue, celle de Childéric, inaugurée en 2004 à Tournai, a été volée sept ans plus tard, puis retrouvée. D'autres encore, les statues équestres de Godefroid de Bouillon (ci-contre) et de Léopold II, " héros " controversés, suscitent des polémiques...
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