Le projet de loi prorogeant cette mesure, qui avait été adopté vendredi par le Conseil des ministres, a été approuvé à l'unanimité des 99 députés présents dans l'hémicycle à Bamako, a indiqué une source à l'Assemblée. La prorogation concerne la période du 1er août 2016 au "29 mars 2017 à minuit", a précisé la télévision publique ORTM. Cette mesure d'exception a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis l'attaque, le 20 novembre 2015, de l'hôtel Radisson Blu de Bamako par des djihadistes (20 morts, outre deux assaillants tués). Son dernier rétablissement remonte au 21 juillet, au lendemain d'un assaut contre un camp de l'armée à Nampala, dans la région de Ségou (centre), où 17 soldats ont été tués et 35 blessés. La mesure avait été réinstaurée pour une période de dix jours, expirant dimanche. Après l'attaque du camp militaire de Nampala, le gouvernement avait dénoncé une "action terroriste coordonnée", qui a été revendiquée par deux groupes armés: un mouvement peul du centre du pays dont l'existence a été révélée en juin, et l'organisation djihadiste malienne Ansar Dine, de l'ex-rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly. (Belga)

Le projet de loi prorogeant cette mesure, qui avait été adopté vendredi par le Conseil des ministres, a été approuvé à l'unanimité des 99 députés présents dans l'hémicycle à Bamako, a indiqué une source à l'Assemblée. La prorogation concerne la période du 1er août 2016 au "29 mars 2017 à minuit", a précisé la télévision publique ORTM. Cette mesure d'exception a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis l'attaque, le 20 novembre 2015, de l'hôtel Radisson Blu de Bamako par des djihadistes (20 morts, outre deux assaillants tués). Son dernier rétablissement remonte au 21 juillet, au lendemain d'un assaut contre un camp de l'armée à Nampala, dans la région de Ségou (centre), où 17 soldats ont été tués et 35 blessés. La mesure avait été réinstaurée pour une période de dix jours, expirant dimanche. Après l'attaque du camp militaire de Nampala, le gouvernement avait dénoncé une "action terroriste coordonnée", qui a été revendiquée par deux groupes armés: un mouvement peul du centre du pays dont l'existence a été révélée en juin, et l'organisation djihadiste malienne Ansar Dine, de l'ex-rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly. (Belga)