"L'Estonie ne reconnait pas l'annexion illégale de la Crimée et selon nous délivrer une autorisation à ce navire-école serait en contradiction avec la politique de la non reconnaissance de cette annexion", a déclaré Sandra Kamilova, du ministères des Affaires étrangères estonien. Elle a précisé que cette décision avait été prise mercredi. L'Union européenne, dont l'Estonie est membre, considère l'annexion de la Crimée comme illégale. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié la décision de l'Estonie de "geste inamical et provocateur". Selon les médias russes, le STS Sedov s'est dirigé vers le port polonais de Gdynia. Il s'agit du plus grand voilier du monde, un quatre-mâts long de 117 mètres. La décision estonienne intervient quelques jours avant la visite de la présidente estonienne Kersti Kaljulaid à Moscou, où elle doit rouvrir après travaux l'ambassade de son pays et rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine. Les relations entre les deux pays sont délicates après le retour à l'indépendance de l'Estonie et de ses voisins baltes la Lettonie et la Lituanie, après plus de quarante ans d'occupation soviétique, et leur adhésion à l'Union européenne et à l'Otan en 2004. (Belga)

"L'Estonie ne reconnait pas l'annexion illégale de la Crimée et selon nous délivrer une autorisation à ce navire-école serait en contradiction avec la politique de la non reconnaissance de cette annexion", a déclaré Sandra Kamilova, du ministères des Affaires étrangères estonien. Elle a précisé que cette décision avait été prise mercredi. L'Union européenne, dont l'Estonie est membre, considère l'annexion de la Crimée comme illégale. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié la décision de l'Estonie de "geste inamical et provocateur". Selon les médias russes, le STS Sedov s'est dirigé vers le port polonais de Gdynia. Il s'agit du plus grand voilier du monde, un quatre-mâts long de 117 mètres. La décision estonienne intervient quelques jours avant la visite de la présidente estonienne Kersti Kaljulaid à Moscou, où elle doit rouvrir après travaux l'ambassade de son pays et rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine. Les relations entre les deux pays sont délicates après le retour à l'indépendance de l'Estonie et de ses voisins baltes la Lettonie et la Lituanie, après plus de quarante ans d'occupation soviétique, et leur adhésion à l'Union européenne et à l'Otan en 2004. (Belga)