Lors d'un entretien téléphonique mercredi, "le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez m'a généreusement proposé d'organiser la COP 25 à Madrid" du 2 au 13 décembre, les dates auxquelles cette conférence était programmée au Chili, a déclaré le président Piñera. Le chef de l'Etat avait annoncé mercredi que son pays, aux prises avec une contestation sociale qui ne faiblit pas, renonçait à accueillir la COP 25 ainsi que le sommet du Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), qui réunit les pays riverains du Pacifique, dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Ce sommet devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre. Environ 25.000 délégués, dont la jeune militante suédoise Greta Thunberg, étaient attendus à Santiago du 2 au 13 décembre pour la COP 25. Le Chili s'était porté volontaire après le désistement du Brésil, qui avait renoncé dans la foulée de l'élection du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, un climato-sceptique assumé. L'ONU avait fait savoir mercredi qu'elle "étudiait les alternatives" pour accueillir la COP 25. L'annulation des deux sommets a porté un coup dur à l'image du Chili, considéré comme un des pays les plus stables d'Amérique latine mais secoué depuis le 18 octobre par une fronde sociale sans précédent, qui a fait 20 morts et un millier de blessés, selon le dernier bilan officiel. (Belga)