L'avocat bruxellois a lu la lettre écrite par l'épouse de son client. "Pardon pour l'acte posé par mon mari. Pardon pour la façon dont vous avez été traité dans notre pays. Pardon pour le manque d'humanité que vous avez rencontré parce que vous n'avez pas les bons papiers", écrit cette dame qui a été choquée par le manque d'humanité envers ces gens. Elle a souhaité leur parler de son mari qui aurait pu être leur ami, sans ce drame. "Nous nous connaissons depuis trente ans et vingt-neuf ans de vie commune. C'était un homme heureux, joyeux, le premier à inviter des amis de tout horizon, de toute nationalité. Il aimait son travail au sein de la police de la route. Il avait envie de vivre et nous avions tout pour être heureux jusqu'à ce jour où tout s'effondre comme un jeu de cartes." Depuis, le couple soigne les apparences en société mais souffre en silence. "Nous ne sommes que tristesse. Dormir, que veut dire ce mot? Nos nuits sont trop courtes. Entre les idées noires, les séances de psy, il essaye de se reconstruire jour après jour." Cette dame, d'origine algérienne par son père, est dégoutée d'entendre que son mari, lui aussi issu de l'immigration, soit qualifié de raciste. "Nous ne savons plus comment vivre." Selon cette femme, son mari était stressé lors de cette course-poursuite. "Chacun a vu les choses sous un angle différent", a-t-elle écrit. "Quand j'entends des mensonges proférés à tour de bras contre mon mari, je dis non" avant de conclure: "Dans cette affaire, il n'y a que des perdants, vous qui avez perdu votre enfant, nous qui avons perdu l'homme qu'il était à l'époque. Depuis ce jour, il est prisonnier dans sa tête et nous l'accompagnons." (Belga)

L'avocat bruxellois a lu la lettre écrite par l'épouse de son client. "Pardon pour l'acte posé par mon mari. Pardon pour la façon dont vous avez été traité dans notre pays. Pardon pour le manque d'humanité que vous avez rencontré parce que vous n'avez pas les bons papiers", écrit cette dame qui a été choquée par le manque d'humanité envers ces gens. Elle a souhaité leur parler de son mari qui aurait pu être leur ami, sans ce drame. "Nous nous connaissons depuis trente ans et vingt-neuf ans de vie commune. C'était un homme heureux, joyeux, le premier à inviter des amis de tout horizon, de toute nationalité. Il aimait son travail au sein de la police de la route. Il avait envie de vivre et nous avions tout pour être heureux jusqu'à ce jour où tout s'effondre comme un jeu de cartes." Depuis, le couple soigne les apparences en société mais souffre en silence. "Nous ne sommes que tristesse. Dormir, que veut dire ce mot? Nos nuits sont trop courtes. Entre les idées noires, les séances de psy, il essaye de se reconstruire jour après jour." Cette dame, d'origine algérienne par son père, est dégoutée d'entendre que son mari, lui aussi issu de l'immigration, soit qualifié de raciste. "Nous ne savons plus comment vivre." Selon cette femme, son mari était stressé lors de cette course-poursuite. "Chacun a vu les choses sous un angle différent", a-t-elle écrit. "Quand j'entends des mensonges proférés à tour de bras contre mon mari, je dis non" avant de conclure: "Dans cette affaire, il n'y a que des perdants, vous qui avez perdu votre enfant, nous qui avons perdu l'homme qu'il était à l'époque. Depuis ce jour, il est prisonnier dans sa tête et nous l'accompagnons." (Belga)