"Quand la raison finit, la colère commence. Par conséquent, la colère est un signe de faiblesse." C'est une sagesse du Dalaï-Lama qui s'applique certainement au Premier ministre Charles Michel (MR). Le week-end dernier, ce dernier déclarait: un déficit de 13 milliards, voilà ce qui me met en colère". Cependant, en tant que Premier ministre, il porte lui-même une grande, sinon la plus grande, responsabilité à cet égard. La colère de Charles Michel illustre la faiblesse de son leadership. Sous sa direction, le gouvernement n'a pas réussi à assainir le budget et à réduire la dette publique, malgré des promesses solennelles et des taux d'intérêt bas. Bientôt, officiellement le 1er décembre, Michel deviendra président du Conseil européen. S'il est effectivement remplacé par Sophie Wilmès, il apparaîtra très clairement à quel point les libéraux francophones sont aujourd'hui peu pourvus de talent politique et de persévéranc...