La N-VA, le Vlaams Belang, le MR, l'Open Vld et le CD&V ont voté en faveur du texte. Le PTB, les écologistes et les socialistes ont voté contre, à l'exception de l'ancien ministre de la Défense André Flahaut (PS) qui s'est abstenu.

Les chasseurs-bombardiers belges et un détachement d'appui d'environ 95 militaires seront positionnés en Jordanie à partir du mois d'octobre et ce pour une durée d'un an. Quatre militaires opéreront également au centre de commandement américain installé au Qatar. Ils y rempliront la fonction de "red card holders" à qui il incombe de valider chaque intervention belge en fonction de règles d'engagement définies par le gouvernement.

Trois missions seront assignées aux F-16 qui opéreront au départ de la base aérienne d'al Azraq (centre-est de la Jordanie): la protection des troupes au sol - qui sera la plus importante, selon les explications de la Défense -, la reconnaissance et des attaques ciblées contre Daesh (acronyme arabe de l'Etat islamique).

Cette opération est la troisième du genre depuis 2014 et, cette fois-ci, elle passe le cap parlementaire grâce au soutien du Vlaams Belang. La majorité dans le groupe linguistique francophone de la Chambre fera défaut, le soutien se limitant au MR et au cdH. En juin 2016, le PS s'était abstenu sur un texte de la même portée.

"Le déploiement dans le ciel syrien restera marginal"

C'est surtout la possibilité d'une intervention en Syrie qui cabre à gauche. D'après les explications fournies il y a deux semaines par la Défense, le déploiement dans le ciel syrien restera marginal. Pour les opposants à une telle éventualité, même s'il s'agit d'apporter un soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, celle-ci ne dispose pas d'une base juridique valide. Tant les socialistes que les écologistes l'ont rappelé devant la commission.

"On doit choisir son camp. Est-on oui ou non dans celui du droit international? Il en va de la crédibilité de la Belgique sur la scène internationale à l'heure où elle siège au Conseil de sécurité des Nations unies", a souligné le député Samuel Cogolati (Ecolo-Groen).

Du côté du PS, M. Flahaut a exhorté le gouvernement à user de l'influence belge au Conseil de sécurité pour adapter les mandats internationaux.

La résolution rappelle l'importance de poursuivre le combat contre Daesh. Si le groupe terroriste est sérieusement affaibli depuis la perte de son califat, il n'en demeure pas moins présent sur le terrain, non seulement par le biais d'actions violentes mais également par la propagande qu'il continue à diffuser. Le texte originel a été très largement amendé, notamment sur le plan de l'aide humanitaire mais également sur l'information à fournir au parlement et l'obligation de communiquer publiquement d'éventuellement victimes civiles.

La N-VA, le Vlaams Belang, le MR, l'Open Vld et le CD&V ont voté en faveur du texte. Le PTB, les écologistes et les socialistes ont voté contre, à l'exception de l'ancien ministre de la Défense André Flahaut (PS) qui s'est abstenu.Les chasseurs-bombardiers belges et un détachement d'appui d'environ 95 militaires seront positionnés en Jordanie à partir du mois d'octobre et ce pour une durée d'un an. Quatre militaires opéreront également au centre de commandement américain installé au Qatar. Ils y rempliront la fonction de "red card holders" à qui il incombe de valider chaque intervention belge en fonction de règles d'engagement définies par le gouvernement. Trois missions seront assignées aux F-16 qui opéreront au départ de la base aérienne d'al Azraq (centre-est de la Jordanie): la protection des troupes au sol - qui sera la plus importante, selon les explications de la Défense -, la reconnaissance et des attaques ciblées contre Daesh (acronyme arabe de l'Etat islamique). Cette opération est la troisième du genre depuis 2014 et, cette fois-ci, elle passe le cap parlementaire grâce au soutien du Vlaams Belang. La majorité dans le groupe linguistique francophone de la Chambre fera défaut, le soutien se limitant au MR et au cdH. En juin 2016, le PS s'était abstenu sur un texte de la même portée. "Le déploiement dans le ciel syrien restera marginal"C'est surtout la possibilité d'une intervention en Syrie qui cabre à gauche. D'après les explications fournies il y a deux semaines par la Défense, le déploiement dans le ciel syrien restera marginal. Pour les opposants à une telle éventualité, même s'il s'agit d'apporter un soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, celle-ci ne dispose pas d'une base juridique valide. Tant les socialistes que les écologistes l'ont rappelé devant la commission. "On doit choisir son camp. Est-on oui ou non dans celui du droit international? Il en va de la crédibilité de la Belgique sur la scène internationale à l'heure où elle siège au Conseil de sécurité des Nations unies", a souligné le député Samuel Cogolati (Ecolo-Groen). Du côté du PS, M. Flahaut a exhorté le gouvernement à user de l'influence belge au Conseil de sécurité pour adapter les mandats internationaux. La résolution rappelle l'importance de poursuivre le combat contre Daesh. Si le groupe terroriste est sérieusement affaibli depuis la perte de son califat, il n'en demeure pas moins présent sur le terrain, non seulement par le biais d'actions violentes mais également par la propagande qu'il continue à diffuser. Le texte originel a été très largement amendé, notamment sur le plan de l'aide humanitaire mais également sur l'information à fournir au parlement et l'obligation de communiquer publiquement d'éventuellement victimes civiles.