L'arrivée de cette école a suscité la polémique ces derniers mois à Genk. La Fédération islamique de Belgique, liée au mouvement islamo-turc Milli-Görü, souhaite y créer un établissement islamique. Un projet qui avait rapidement suscité l'opposition, entre autres, de la N-VA et du Vlaams Belang. A la demande de l'inspection de l'enseignement, la Sûreté de l'Etat a mené une enquête sur Lectio, l'ASBL qui a introduit la demande de reconnaissance pour l'école. L'inspection a ensuite soumis un avis à la ministre Crevits. Il en ressort que l'école ne remplit pas un certain nombre de conditions de reconnaissance. Les établissements scolaires doivent par exemple respecter la Constitution belge et les traités internationaux, en particulier ceux relatifs aux droits de l'Homme et de l'Enfant. "Le rapport de l'inspection de l'enseignement stipule que la demande du Collège Selam ne satisfait pas à cette condition. L'inspection est parvenue à cette conclusion sur la base d'un avis obtenu de la Sûreté de l'Etat. L'Agence des services de l'enseignement constate également que la reconnaissance ne peut être autorisée ", a justifié la ministre Crevits. (Belga)