Si les préformateurs ne sont pas parvenus d'ici là à engranger une percée pour ce type de coalition "jaune-violette", il faudra passer à un autre chapitre, à la recherche d'une autre coalition, a ajouté le député d'opposition. "C'est maintenant que l'on doit vérifier si un mariage entre la N-VA et le PS peut ou non réussir", selon M. Calvo. Invité lui aussi par la VRT, le député Egbert Lachaert (Open Vld) a rejeté cette échéance, tout en reconnaissant que les deux partis arrivés en tête dans leur Communauté devaient faire la clarté. "J'entends qu'ils se voient régulièrement, même en dehors des préformateurs, pour aplanir le terrain..." M. Lachaert juge probable qu'on en arrive à une vraie discussion communautaire. "Nous nous préparons à ce qu'un débat arrive à un certain moment, sur l'État et son organisation". Dans l'attente d'un nouvel exécutif de plein exercice, la coopération entre le parlement et le gouvernement d'affaires courantes est cruciale, a-t-il souligné, après le vote jeudi à la Chambre d'un amendement budgétaire du PTB soutenu par les socialistes, les écologistes et l'extrême droite. "Faire de la politique sur le dos des douzièmes provisoires, comme cela s'est passé cette semaine, met le pays en difficulté. Ce n'est vraiment pas une manière d'agir. Chacun est libre de faire des propositions et de provoquer des votes, mais ce que nous ne pouvons pas faire, c'est plonger les autorités dans la crise". Kristof Calvo a répliqué que c'est grâce à l'opposition de gauche que les douzièmes provisoires ont été à chaque fois adoptés. "Nous soutenons cette pratique pour faire marcher le pays. La N-VA, par exemple, a souscrit au budget initial, mais elle ne vote pas les douzièmes provisoires", a-t-il fait observer.