Le magistrat chargé de l'instruction n'a pas requis les services du comité P dans le dossier, avant que le procureur du roi ne donne des informations erronées à la presse. "Après avoir menti sur le tir, on a inventé l'idée folle de l'enfant bélier", maugrée l'avocate. "Le 18 mai, le parquet a fait état d'un échange de tirs entre les policiers et les migrants, ce qui est faux", selon Me Ben Khelifa. Le 31 mai, lors du débriefing de la police, il est indiqué dans un procès-verbal que les policiers ont fait pression sur les policiers chargés de mener l'enquête. "Après, la parole des parents fut constamment remise en doute bien qu'ils ne se sont jamais contredits alors qu'ils ont été auditionnés dans des cellules séparées. Ils n'ont pas eu le loisir de faire un débriefing pour accorder leurs violons, alors qu'on les accusait de s'être servi de Mawda comme bouclier humain". Selon l'avocate, ce n'est pas Mawda qui a été exhibée à la fenêtre de la camionnette mais une autre petite fille du même âge. "Ils ont toujours dit que Mawda n'a jamais quitté les bras de sa maman, laquelle était adossée au siège du conducteur". Elle ajoute qu'il est impossible que le policier n'ait pas vu l'enfant. "Ce débriefing du 31 mai explique l'état d'esprit de la police. Tous autour de la table étaient d'avis que la course-poursuite avait été bien gérée. Ils ont trouvé que la gestion de l'opération a été faite de sang-froid et ils l'ont qualifiée d'excellente alors qu'elle a été catastrophique", martèle l'avocate des parents de Mawda. (Belga)

Le magistrat chargé de l'instruction n'a pas requis les services du comité P dans le dossier, avant que le procureur du roi ne donne des informations erronées à la presse. "Après avoir menti sur le tir, on a inventé l'idée folle de l'enfant bélier", maugrée l'avocate. "Le 18 mai, le parquet a fait état d'un échange de tirs entre les policiers et les migrants, ce qui est faux", selon Me Ben Khelifa. Le 31 mai, lors du débriefing de la police, il est indiqué dans un procès-verbal que les policiers ont fait pression sur les policiers chargés de mener l'enquête. "Après, la parole des parents fut constamment remise en doute bien qu'ils ne se sont jamais contredits alors qu'ils ont été auditionnés dans des cellules séparées. Ils n'ont pas eu le loisir de faire un débriefing pour accorder leurs violons, alors qu'on les accusait de s'être servi de Mawda comme bouclier humain". Selon l'avocate, ce n'est pas Mawda qui a été exhibée à la fenêtre de la camionnette mais une autre petite fille du même âge. "Ils ont toujours dit que Mawda n'a jamais quitté les bras de sa maman, laquelle était adossée au siège du conducteur". Elle ajoute qu'il est impossible que le policier n'ait pas vu l'enfant. "Ce débriefing du 31 mai explique l'état d'esprit de la police. Tous autour de la table étaient d'avis que la course-poursuite avait été bien gérée. Ils ont trouvé que la gestion de l'opération a été faite de sang-froid et ils l'ont qualifiée d'excellente alors qu'elle a été catastrophique", martèle l'avocate des parents de Mawda. (Belga)