Vincent Lurquin s'est rendu au Rwanda lundi dans l'espoir de s'entretenir avec son client de nationalité belge Paul Rusesabagina dans le cadre d'une instruction ouverte en Belgique. M. Rusesabagina, ancien hôtelier dont l'histoire a inspiré le film "Hotel Rwanda", est détenu à Kigali accusé de terrorisme et dans l'attente d'un verdict depuis plusieurs mois. Son avocat belge, Vincent Lurquin, a été arrêté à Kigali vendredi à 9h30 durant douze heures, rapporte-t-il. Lors de son arrestation, son téléphone lui a été confisqué et il a été interrogé durant six heures. Une expulsion a été décidée par les services de l'immigration rwandais et l'avocat a été escorté par une trentaine de militaires jusqu'à son avion pour retourner vers la Belgique. Dimanche matin, M. Lurquin a confirmé être arrivé "sans encombre" à Bruxelles, après des escales via l'Ouganda et les Pays-Bas. Les autorités rwandaises justifient l'expulsion du Belge par le fait que le visa de l'avocat "lui permettait de visiter le pays (...) mais pas de travailler", selon le chef de la Direction générale de l'Immigration et de l'Emigration du Rwanda, cité samedi par l'AFP. Commentant l'affaire pour Belga, l'avocat Lurquin assure qu'il s'agit d'un "problème purement politique". Il dit à ce titre "escompter que la Belgique réagisse" et demande "une réaction nette et ferme face à une arrestation, interrogation, expulsion d'un avocat belge parce qu'il fait son travail d'avocat". "Il faut se réveiller par rapport au Rwanda. Il y a des lois, il faut respecter le droit à la défense", appuie le magistrat. La prison à vie a été requise contre l'ancien directeur de l'hôtel des Mille Collines à Kigali, rendu célèbre en 2004 par le film "Hotel Rwanda" qui raconte comment il a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide de 1994. Ce virulent opposant au président Paul Kagame est visé par neuf chefs d'accusation, dont celui de "terrorisme". La date de l'annonce du verdict, initialement prévue vendredi, a été fixée au 20 septembre. Ses avocats et ses proches ont régulièrement dénoncé l'impossibilité de le rencontrer depuis son arrestation dans des conditions troubles à Kigali en août 2020. Vivant en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, il a été arrêté à la descente d'un avion qu'il pensait être à destination du Burundi. (Belga)

Vincent Lurquin s'est rendu au Rwanda lundi dans l'espoir de s'entretenir avec son client de nationalité belge Paul Rusesabagina dans le cadre d'une instruction ouverte en Belgique. M. Rusesabagina, ancien hôtelier dont l'histoire a inspiré le film "Hotel Rwanda", est détenu à Kigali accusé de terrorisme et dans l'attente d'un verdict depuis plusieurs mois. Son avocat belge, Vincent Lurquin, a été arrêté à Kigali vendredi à 9h30 durant douze heures, rapporte-t-il. Lors de son arrestation, son téléphone lui a été confisqué et il a été interrogé durant six heures. Une expulsion a été décidée par les services de l'immigration rwandais et l'avocat a été escorté par une trentaine de militaires jusqu'à son avion pour retourner vers la Belgique. Dimanche matin, M. Lurquin a confirmé être arrivé "sans encombre" à Bruxelles, après des escales via l'Ouganda et les Pays-Bas. Les autorités rwandaises justifient l'expulsion du Belge par le fait que le visa de l'avocat "lui permettait de visiter le pays (...) mais pas de travailler", selon le chef de la Direction générale de l'Immigration et de l'Emigration du Rwanda, cité samedi par l'AFP. Commentant l'affaire pour Belga, l'avocat Lurquin assure qu'il s'agit d'un "problème purement politique". Il dit à ce titre "escompter que la Belgique réagisse" et demande "une réaction nette et ferme face à une arrestation, interrogation, expulsion d'un avocat belge parce qu'il fait son travail d'avocat". "Il faut se réveiller par rapport au Rwanda. Il y a des lois, il faut respecter le droit à la défense", appuie le magistrat. La prison à vie a été requise contre l'ancien directeur de l'hôtel des Mille Collines à Kigali, rendu célèbre en 2004 par le film "Hotel Rwanda" qui raconte comment il a sauvé plus de 1.000 personnes au cours du génocide de 1994. Ce virulent opposant au président Paul Kagame est visé par neuf chefs d'accusation, dont celui de "terrorisme". La date de l'annonce du verdict, initialement prévue vendredi, a été fixée au 20 septembre. Ses avocats et ses proches ont régulièrement dénoncé l'impossibilité de le rencontrer depuis son arrestation dans des conditions troubles à Kigali en août 2020. Vivant en exil depuis 1996 aux Etats-Unis et en Belgique, il a été arrêté à la descente d'un avion qu'il pensait être à destination du Burundi. (Belga)