La secrétaire générale de la FGTB Anne Demelenne a lancé ce samedi dans L'Echo "un avertissement" aux négociateurs pour la formation du gouvernement fédéral: si les pistes qui se sont retrouvées dans la presse ces derniers jours se concrétisent, "on sera dans un enfer social et comme d'habitude, la FGTB jouera son rôle de contre-pouvoir", affirme la syndicaliste socialiste.

"Très clairement, je donne un avertissement. À prendre en considération. Mais bon, je laisse aux négociateurs le bénéfice du doute, même s'il est minime", ajoute-t-elle.

L'idée d'un compte épargne-temps, par exemple, "est présentée de manière positive alors que la réalité, c'est que les travailleurs vont faire des prestations supplémentaires pour financer eux-mêmes des formules de crédit-temps et de prépension".

"Plus à droite que centre-droit"

Mais "ce qui m'a marqué le plus, c'est ce que les négociateurs entrevoient en termes de diminution de budget des soins de santé", ajoute Mme Demelenne. Quant à la baisse des cotisations patronales de 33 à 25%, c'est un "cadeau aux entreprises sans aucune condition de créer de l'emploi".

"On sait qu'on a des partis de droite autour de la table, mais là on a affaire à des politiques caricaturales. C'est un gouvernement plus à droite que centre-droit", estime-t-elle.

La secrétaire générale de la FGTB Anne Demelenne a lancé ce samedi dans L'Echo "un avertissement" aux négociateurs pour la formation du gouvernement fédéral: si les pistes qui se sont retrouvées dans la presse ces derniers jours se concrétisent, "on sera dans un enfer social et comme d'habitude, la FGTB jouera son rôle de contre-pouvoir", affirme la syndicaliste socialiste. "Très clairement, je donne un avertissement. À prendre en considération. Mais bon, je laisse aux négociateurs le bénéfice du doute, même s'il est minime", ajoute-t-elle. L'idée d'un compte épargne-temps, par exemple, "est présentée de manière positive alors que la réalité, c'est que les travailleurs vont faire des prestations supplémentaires pour financer eux-mêmes des formules de crédit-temps et de prépension"."Plus à droite que centre-droit" Mais "ce qui m'a marqué le plus, c'est ce que les négociateurs entrevoient en termes de diminution de budget des soins de santé", ajoute Mme Demelenne. Quant à la baisse des cotisations patronales de 33 à 25%, c'est un "cadeau aux entreprises sans aucune condition de créer de l'emploi". "On sait qu'on a des partis de droite autour de la table, mais là on a affaire à des politiques caricaturales. C'est un gouvernement plus à droite que centre-droit", estime-t-elle.