Cette réforme doit s'appliquer à partir de la rentrée scolaire de septembre 2022 normalement, et ce dans tout l'enseignement obligatoire (fondamental et secondaire) ainsi que dans l'enseignement artistique à horaire réduit. Cette réorganisation consiste pour mémoire à alterner des périodes de sept semaines d'apprentissage avec des périodes de deux semaines de congé à la Toussaint, Noël, Carnaval et Pâques. La réforme prévoit aussi de raccourcir quelque peu les vacances d'été puisque l'année scolaire commencera, non plus le 1er septembre, mais dès le dernier lundi d'août. Et celle-ci ne s'achèvera plus au 30 juin, mais à chaque fois le premier vendredi du mois de juillet. Selon les experts en chronobiologie, cette alternance de sept semaines de cours avec deux semaines de vacances offrira aux enfants un meilleur équilibre entre temps d'apprentissage et temps de repos. L'annonce de la réforme en mai dernier avait toutefois suscité pas mal de réactions négatives, notamment à Bruxelles ainsi que le long de la frontière linguistique. En effet, cette réforme ne s'appliquera pour l'heure qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le futur calendrier scolaire ne correspondra dès lors plus à celui en vigueur en Flandre et en Communauté germanophone. Or, dans certaines familles, des enfants sont parfois scolarisés dans des écoles relevant de différentes Communautés. Ils ne seront dès lors plus en vacances en même temps, ce qui pose pas mal de problèmes organisationnels pour les parents. Pour tenir compte de ces situations, l'avant-projet de décret adopté jeudi prévoit une mesure d'assouplissement du principe 7 semaines de cours/2 semaines de vacances . Grâce à celui-ci, "les familles qui fréquentent deux Communautés linguistiques auront encore 10 à 11 semaines de congés en commun sur un total de 14 à 15 semaines de congés par an", assure la ministre de l'Éducation, Caroline Désir (PS). L'annonce de la réforme avait aussi provoqué des réactions auprès des acteurs des activités extra-scolaires, des mouvements de jeunesse, et d'opérateurs de l'accueil temps-libre. Des moyens financiers -non précisés- seront prévus pour "compenser les impacts", promet à cet égard la ministre. L'avant-projet de décret, qui va à présent être soumis à la concertation officielle des acteurs de l'enseignement, règle également une série de questions très concrètes découlant du changement de calendrier en matière de relations de travail et d'organisation des écoles. Le gouvernement espère pouvoir soumettre son projet de décret au Parlement pour adoption en mars 2022 au plus tard. Pour aider tout un chacun à intégrer cette petite révolution du calendrier scolaire, le gouvernement promet un plan de communication vers les écoles, les membres du personnel et les familles. (Belga)

Cette réforme doit s'appliquer à partir de la rentrée scolaire de septembre 2022 normalement, et ce dans tout l'enseignement obligatoire (fondamental et secondaire) ainsi que dans l'enseignement artistique à horaire réduit. Cette réorganisation consiste pour mémoire à alterner des périodes de sept semaines d'apprentissage avec des périodes de deux semaines de congé à la Toussaint, Noël, Carnaval et Pâques. La réforme prévoit aussi de raccourcir quelque peu les vacances d'été puisque l'année scolaire commencera, non plus le 1er septembre, mais dès le dernier lundi d'août. Et celle-ci ne s'achèvera plus au 30 juin, mais à chaque fois le premier vendredi du mois de juillet. Selon les experts en chronobiologie, cette alternance de sept semaines de cours avec deux semaines de vacances offrira aux enfants un meilleur équilibre entre temps d'apprentissage et temps de repos. L'annonce de la réforme en mai dernier avait toutefois suscité pas mal de réactions négatives, notamment à Bruxelles ainsi que le long de la frontière linguistique. En effet, cette réforme ne s'appliquera pour l'heure qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le futur calendrier scolaire ne correspondra dès lors plus à celui en vigueur en Flandre et en Communauté germanophone. Or, dans certaines familles, des enfants sont parfois scolarisés dans des écoles relevant de différentes Communautés. Ils ne seront dès lors plus en vacances en même temps, ce qui pose pas mal de problèmes organisationnels pour les parents. Pour tenir compte de ces situations, l'avant-projet de décret adopté jeudi prévoit une mesure d'assouplissement du principe 7 semaines de cours/2 semaines de vacances . Grâce à celui-ci, "les familles qui fréquentent deux Communautés linguistiques auront encore 10 à 11 semaines de congés en commun sur un total de 14 à 15 semaines de congés par an", assure la ministre de l'Éducation, Caroline Désir (PS). L'annonce de la réforme avait aussi provoqué des réactions auprès des acteurs des activités extra-scolaires, des mouvements de jeunesse, et d'opérateurs de l'accueil temps-libre. Des moyens financiers -non précisés- seront prévus pour "compenser les impacts", promet à cet égard la ministre. L'avant-projet de décret, qui va à présent être soumis à la concertation officielle des acteurs de l'enseignement, règle également une série de questions très concrètes découlant du changement de calendrier en matière de relations de travail et d'organisation des écoles. Le gouvernement espère pouvoir soumettre son projet de décret au Parlement pour adoption en mars 2022 au plus tard. Pour aider tout un chacun à intégrer cette petite révolution du calendrier scolaire, le gouvernement promet un plan de communication vers les écoles, les membres du personnel et les familles. (Belga)