Plutôt que de réduire davantage ses émissions polluantes, l'Australie estime pouvoir s'appuyer sur des résultats engrangés il y a des années sous le régime du protocole de Kyoto qui ne sont en réalité pas transposables dans le cadre de l'accord de Paris, selon ce rapport publié par Climate Analytics, un institut scientifique basé à Berlin. Les plus récentes projections montrent que l'Australie est en bonne voie pour atteindre son objectif de réduire de 26% ses émissions d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Mais l'île-continent utilise pour cela des "crédits-crabone" - à hauteur de 411 millions de tonnes - provenant du protocole de Kyoto. Sans cet artifice, le pays n'atteindra que 16% de réduction de ses émissions. L'avis de l'instance berlinoise a été sollicité par un groupe de réflexion positionné à gauche, le Australia Institute, afin d'examiner la nature, l'ampleur et les implications juridiques de la proposition du gouvernement australien. "Le protocole de Kyoto et l'accord de Paris sont deux traités séparés", souligne le rapport. Les résultats engrangés sous le protocole de Kyoto ne peuvent pas être appliqués dans le cadre de l'accord de Paris. Le document est publié alors que l'astuce comptable de l'Australie a été critiquée par plus de 100 pays lors de la conférence climatique COP25 qui se déroule actuellement à Madrid. L'Australie est le seul pays à utiliser cette stratégie pour rester dans les clous climatiques. Lors de son speech à la COP25, mercredi, le ministre australien responsable des réductions des émissions, Angus Taylor, a soigneusement évité ce sujet controversé. (Belga)

Plutôt que de réduire davantage ses émissions polluantes, l'Australie estime pouvoir s'appuyer sur des résultats engrangés il y a des années sous le régime du protocole de Kyoto qui ne sont en réalité pas transposables dans le cadre de l'accord de Paris, selon ce rapport publié par Climate Analytics, un institut scientifique basé à Berlin. Les plus récentes projections montrent que l'Australie est en bonne voie pour atteindre son objectif de réduire de 26% ses émissions d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Mais l'île-continent utilise pour cela des "crédits-crabone" - à hauteur de 411 millions de tonnes - provenant du protocole de Kyoto. Sans cet artifice, le pays n'atteindra que 16% de réduction de ses émissions. L'avis de l'instance berlinoise a été sollicité par un groupe de réflexion positionné à gauche, le Australia Institute, afin d'examiner la nature, l'ampleur et les implications juridiques de la proposition du gouvernement australien. "Le protocole de Kyoto et l'accord de Paris sont deux traités séparés", souligne le rapport. Les résultats engrangés sous le protocole de Kyoto ne peuvent pas être appliqués dans le cadre de l'accord de Paris. Le document est publié alors que l'astuce comptable de l'Australie a été critiquée par plus de 100 pays lors de la conférence climatique COP25 qui se déroule actuellement à Madrid. L'Australie est le seul pays à utiliser cette stratégie pour rester dans les clous climatiques. Lors de son speech à la COP25, mercredi, le ministre australien responsable des réductions des émissions, Angus Taylor, a soigneusement évité ce sujet controversé. (Belga)