"C'est une infiltration subversive", a lancé M. Pachinian lors d'une réunion extraordinaire de son conseil de sécurité, selon des propos cités dans un communiqué officiel. Lors de cette réunion, il a affirmé que les troupes azerbaïdjanaises s'étaient avancées de trois kilomètres à l'intérieur des frontières arméniennes au Sud et qu'elles voulaient "faire le siège" du lac Sev, partagé entre les deux pays. Dénonçant un "empiètement" sur le territoire de l'Arménie, M. Pachinian a indiqué que l'armée arménienne avait réagi avec des "manoeuvres tactiques appropriées". Selon lui, ces tensions doivent néanmoins être réglées par voie diplomatique. Bakou a rejeté ces accusations, qualifiées de "provocantes". "Les gardes-frontières prennent des positions qui appartiennent à l'Azerbaïdjan dans les districts de Lachin et Kalbajar", a réagi le ministère des Affaires étrangères d'Azerbaïdjan dans un communiqué tard jeudi. La réaction de l'Arménie, "qui fait des annonces provocantes, est ahurissante", souligne le ministère, ajoutant que Bakou "est attaché à apaiser les tensions dans la région et appelle à des mesures en ce sens". L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont affrontés à l'automne 2020 pour le contrôle de la région indépendantiste du Nagorny Karabakh, un conflit qui s'est soldé par plus de 6.000 morts et une défaite d'Erevan, qui a dû rétrocéder d'importants territoires à Bakou. Malgré un cessez-le-feu signé sous l'égide de Moscou et le déploiement de soldats de la paix russes, les tensions persistent dans la région. Le mois dernier, les deux pays se sont accusés mutuellement d'avoir ouvert le feu dans le Nagorny Karabakh. Région à majorité arménienne, le Nagorny Karabakh avait fait sécession de l'Azerbaïdjan à la dislocation de l'URSS, entraînant une première guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés. (Belga)

"C'est une infiltration subversive", a lancé M. Pachinian lors d'une réunion extraordinaire de son conseil de sécurité, selon des propos cités dans un communiqué officiel. Lors de cette réunion, il a affirmé que les troupes azerbaïdjanaises s'étaient avancées de trois kilomètres à l'intérieur des frontières arméniennes au Sud et qu'elles voulaient "faire le siège" du lac Sev, partagé entre les deux pays. Dénonçant un "empiètement" sur le territoire de l'Arménie, M. Pachinian a indiqué que l'armée arménienne avait réagi avec des "manoeuvres tactiques appropriées". Selon lui, ces tensions doivent néanmoins être réglées par voie diplomatique. Bakou a rejeté ces accusations, qualifiées de "provocantes". "Les gardes-frontières prennent des positions qui appartiennent à l'Azerbaïdjan dans les districts de Lachin et Kalbajar", a réagi le ministère des Affaires étrangères d'Azerbaïdjan dans un communiqué tard jeudi. La réaction de l'Arménie, "qui fait des annonces provocantes, est ahurissante", souligne le ministère, ajoutant que Bakou "est attaché à apaiser les tensions dans la région et appelle à des mesures en ce sens". L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont affrontés à l'automne 2020 pour le contrôle de la région indépendantiste du Nagorny Karabakh, un conflit qui s'est soldé par plus de 6.000 morts et une défaite d'Erevan, qui a dû rétrocéder d'importants territoires à Bakou. Malgré un cessez-le-feu signé sous l'égide de Moscou et le déploiement de soldats de la paix russes, les tensions persistent dans la région. Le mois dernier, les deux pays se sont accusés mutuellement d'avoir ouvert le feu dans le Nagorny Karabakh. Région à majorité arménienne, le Nagorny Karabakh avait fait sécession de l'Azerbaïdjan à la dislocation de l'URSS, entraînant une première guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés. (Belga)