Le président Vladimir Poutine avait reconnu la semaine dernière la gravité de la situation dans cette région pauvre de moins de 3 millions d'habitants et ordonné des mesures d'urgence. Le plus haut dignitaire religieux local avait lui fait état d'une "catastrophe" sanitaire. Un hôpital mobile de 100 lits a été monté dans le village daguestanais de Botlikh et est "prêt à accueillir ses patients", a indiqué mercredi dans un communiqué le ministère de la Défense. Un établissement similaire a également ouvert cette semaine dans la ville de Bouïnaksk, selon la même source. Les médecins militaires ont également commencé à tester la population locale au Covid-19 à l'aide des tests express permettant d'avoir un résultat en 30 minutes, souligne le ministère, précisant que les hôpitaux de campagne disposent de 20.000 tests. Selon l'antenne locale de l'Agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, le nombre des tests effectués dans la région a presque doublé au cours de la semaine écoulée, en dépassant 2.000 par jour. "La situation change", a assuré mardi le dirigeant daguestanais, Vladimir Vassiliev, lors d'une réunion du gouvernement local. Depuis la mi-mai, des témoignages faisant état d'une escalade de l'épidémie au Daguestan se multipliaient. Dans ce contexte, Rospotrebnadzor a reconnu que la région faisait face à un manque de laboratoires pour des tests, ainsi qu'à celui de cadres qualifiés et de médicaments. Les habitants se sont vu eux reprocher de venir trop tard à l'hôpital et de ne pas respecter les règles de confinement. La Russie a officiellement recensé à ce jour 370.680 cas de coronavirus, dont 3.968 décès. Au Daguestan, le bilan officiel fait état de 130 morts, mais les autorités locales ont reconnu la semaine dernière que ce bilan était sous-estimé et que des centaines de personnes étaient mortes. (Belga)

Le président Vladimir Poutine avait reconnu la semaine dernière la gravité de la situation dans cette région pauvre de moins de 3 millions d'habitants et ordonné des mesures d'urgence. Le plus haut dignitaire religieux local avait lui fait état d'une "catastrophe" sanitaire. Un hôpital mobile de 100 lits a été monté dans le village daguestanais de Botlikh et est "prêt à accueillir ses patients", a indiqué mercredi dans un communiqué le ministère de la Défense. Un établissement similaire a également ouvert cette semaine dans la ville de Bouïnaksk, selon la même source. Les médecins militaires ont également commencé à tester la population locale au Covid-19 à l'aide des tests express permettant d'avoir un résultat en 30 minutes, souligne le ministère, précisant que les hôpitaux de campagne disposent de 20.000 tests. Selon l'antenne locale de l'Agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, le nombre des tests effectués dans la région a presque doublé au cours de la semaine écoulée, en dépassant 2.000 par jour. "La situation change", a assuré mardi le dirigeant daguestanais, Vladimir Vassiliev, lors d'une réunion du gouvernement local. Depuis la mi-mai, des témoignages faisant état d'une escalade de l'épidémie au Daguestan se multipliaient. Dans ce contexte, Rospotrebnadzor a reconnu que la région faisait face à un manque de laboratoires pour des tests, ainsi qu'à celui de cadres qualifiés et de médicaments. Les habitants se sont vu eux reprocher de venir trop tard à l'hôpital et de ne pas respecter les règles de confinement. La Russie a officiellement recensé à ce jour 370.680 cas de coronavirus, dont 3.968 décès. Au Daguestan, le bilan officiel fait état de 130 morts, mais les autorités locales ont reconnu la semaine dernière que ce bilan était sous-estimé et que des centaines de personnes étaient mortes. (Belga)