Durant ces journées, les jeunes - il faut être âgé de moins de 27 ans au 31 décembre prochain, avec une incorporation prévue le 16 septembre - sont mis en contact direct avec les divers aspects de la profession militaire.

Un groupe de 37 "postulants" sous-officiers a ainsi rejoint le camp militaire Roi Albert de Marche-en-Famenne, où ils découvrent des disciplines comme le tir - sur simulateur - au fusil d'assaut ou la lecture de cartes au sein du 1er/3e bataillon de Lanciers, avec deux bivouacs nocturnes à la clé.

Une "initiation" similaire - que les militaires toutes langues confondues ont baptisée KMD (pour "kennismakingsdagen") - se déroule pour les candidats sous-officiers néerlandophones au sein de l'autre grande garnison de la composante Terre à Bourg-Léopold (Limbourg).

Il s'agit de faire découvrir aux jeunes postulants les principes de base de leur future fonction, a résumé le chef de corps des Lanciers, le lieutenant-colonel Stéphane Maréchal, à l'agence Belga.

Cette année, parmi les 2.035 places ouvertes à l'armée - dont 600 pour des sous-officiers -, 108 sont réservées à ces cadres intermédiaires au sein des unités de manoeuvre (cinq bataillons) et para-commando (deux bataillons).

Ces journées d'initiation sont organisées afin de lutter contre les "départs précoces" chez les jeunes candidats - une attrition qui peut atteindre les 35% en cours de formation, selon le commandant Jean Ory, du bureau de recrutement de Marche-en-Famenne.

Les participants ont déjà passé les tests d'admission.

"Il faut une réelle motivation au départ", a souligné le commandant Ory, rappelant que l'armée recherchait des personnes dotées d'une bonne condition physique, d'esprit d'équipe, de qualité de leader, résistantes au stress et capables de vivre dans des conditions rustiques".

"C'est pour sortir de mon ordinaire que je m'engage à l'armée. Je suis candidat sous-officier pour rejoindre le bataillon 12e de Ligne Prince Léopold-13e de Ligne à Spa", a expliqué Julien Becker, 22 ans de Jalhay (province de Liège), qui travaille actuellement dans un restaurant.

Mais le métier des armes attire aussi des jeunes filles, comme Aure, 22 ans également, qui se montre très déterminée à s'engager elle aussi. "Pour découvrir la vie militaire, les challenges, l'adrénaline, les missions (notamment à l'étranger)", a-t-elle expliqué en soulignant que le milieu militaire "la fascine depuis un petit temps".

Pour les candidats sous-officiers (600 au total, dont 248 francophones, y compris pour des fonctions techniques) et les officiers (220 places), la date limite d'inscription est fixée au 30 avril, a souligné le commandant Ory.

D'autres unités organisent des "initiations" similaires. La semaine dernière, le 2e bataillon de commandos de Flawinne avait organisé des journées réservées aux candidats sous-officiers spécifiquement para-commandos. Une soixantaine de personnes y ont participé, selon le chef de corps, le lieutenant-colonel Thierry Landas.