Le conseil des ministres a en effet autorisé vendredi la Défense à passer un marché relatif à l'acquisition de ces 322 CLV pour un montant de 142 millions d'euros, incluant également un contrat pluriannuel pour l'assistance technique.

Le dossier CLV s'inscrit dans le cadre de la "Vision stratégique" pour la Défense approuvée en juin 2016 par l'équipe Michel. Ils doivent succéder aux Lynx, construits par l'entreprise italienne Iveco et en service depuis 2007. Mais 120 LMV - sur une flotte de 437 - avaient été temporairement mis hors service en septembre dernier après la découverte de fissures sur le châssis de certains véhicules.

Les véhicules CLV seront intégrés avec les autres véhicules du programme "Capacité Motorisée" (CaMo) - 382 Griffon et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type Jaguar - acquis par le biais d'un partenariat avec la France, a expliqué la Défense.

Cet achat vise à augmenter la protection des militaires qui sont exposés à une menace croissante sur les théâtres d'opération - mines et engins explosifs improvisés (en jargon "Improvised Explosive Devices", IEDD).

Le constructeur du CLV sera chargé d'intégrer une protection active, appelée "Remote Control Weapon System" (RCWS) sur les véhicules, un système d'arme livré par le fabricant FN Herstal.

Les véhicules seront livrés aux composantes Terre et médicale entre 2021 et 2023, a précisé le cabinet de la Défense.