Décorées d'un homme en costard tenant un gros sac affublé du titre "argent public" et jouant avec une marionnette à l'effigie d'une aide-ménagère, ces affiches entendaient faire passer le message suivant: "L'argent public doit servir aux aide-ménagères, pas aux actionnaires". Le front syndical base leur revendication sur une analyse effectuée à partir des données de plus de 450 entreprises de la Banque nationale, montrant que les bénéfices du secteur se sont maintenus pendant la crise grâce à un afflux d'argent public, mais que cet argent a été principalement capté par les actionnaires. "Les entreprises commerciales du secteur ont versé 30 millions d'euros de dividendes aux actionnaires en 2020 (64% des bénéfices). C'est autant qu'en 2019 alors que la conjoncture était meilleure. Si ces dividendes avaient été plutôt versés aux 150.000 travailleuses du secteur, chacune aurait pu recevoir une prime bien méritée de 200 euros. Mais non, les entreprises ne veulent rien donner à celles et ceux que l'on a désignés comme indispensables pendant la crise du coronavirus", a souligné Sébastien Dupanloup, secrétaire fédéral à la FGTB . "Cela pose d'autant plus un problème que les revenus des entreprises du secteur proviennent essentiellement des subsides. Lorsqu'un particulier paye 9 euros pour une aide-ménagère, l'État en ajoute le double. Cette politique a pour but de rémunérer correctement les aides ménagères. Mais on voit que ce sont les actionnaires qui raflent la mise", a déploré le secrétaire national de la CSC Alimentation et Services, Kris Vanautgaerden. Les travailleuses des titres-services avaient annoncé au début de ce mois mener des actions entre le 6 et le 20 décembre afin de réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail, notamment pour obtenir une hausse des indemnités de déplacement, alors que les prix à la pompe grimpent. Si aucune action à l'échelle nationale n'est prévue dans la semaine, d'autres actions locales pourraient néanmoins subvenir au niveau local, a prévénu M. Vanautgaerden. De nouvelles négociations devraient avoir lieu le jeudi 16 décembre, toujours selon le syndicaliste CSC. (Belga)

Décorées d'un homme en costard tenant un gros sac affublé du titre "argent public" et jouant avec une marionnette à l'effigie d'une aide-ménagère, ces affiches entendaient faire passer le message suivant: "L'argent public doit servir aux aide-ménagères, pas aux actionnaires". Le front syndical base leur revendication sur une analyse effectuée à partir des données de plus de 450 entreprises de la Banque nationale, montrant que les bénéfices du secteur se sont maintenus pendant la crise grâce à un afflux d'argent public, mais que cet argent a été principalement capté par les actionnaires. "Les entreprises commerciales du secteur ont versé 30 millions d'euros de dividendes aux actionnaires en 2020 (64% des bénéfices). C'est autant qu'en 2019 alors que la conjoncture était meilleure. Si ces dividendes avaient été plutôt versés aux 150.000 travailleuses du secteur, chacune aurait pu recevoir une prime bien méritée de 200 euros. Mais non, les entreprises ne veulent rien donner à celles et ceux que l'on a désignés comme indispensables pendant la crise du coronavirus", a souligné Sébastien Dupanloup, secrétaire fédéral à la FGTB . "Cela pose d'autant plus un problème que les revenus des entreprises du secteur proviennent essentiellement des subsides. Lorsqu'un particulier paye 9 euros pour une aide-ménagère, l'État en ajoute le double. Cette politique a pour but de rémunérer correctement les aides ménagères. Mais on voit que ce sont les actionnaires qui raflent la mise", a déploré le secrétaire national de la CSC Alimentation et Services, Kris Vanautgaerden. Les travailleuses des titres-services avaient annoncé au début de ce mois mener des actions entre le 6 et le 20 décembre afin de réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail, notamment pour obtenir une hausse des indemnités de déplacement, alors que les prix à la pompe grimpent. Si aucune action à l'échelle nationale n'est prévue dans la semaine, d'autres actions locales pourraient néanmoins subvenir au niveau local, a prévénu M. Vanautgaerden. De nouvelles négociations devraient avoir lieu le jeudi 16 décembre, toujours selon le syndicaliste CSC. (Belga)